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Compte-rendus - Compte-rendus 2007

Cercle Zététique du Languedoc-Roussillon

Compte rendu du  3-3-2007

 

 

Présents : J-L B– M G– E N – J B – C P – A N – M G – M B – M B – J B – J F – J P –

 

Excusés : G L N – F M – Ph M – M B

 

Points à discuter :

-         intervention devant les ingénieurs CNAM Gard-Lozère, 1er trimestre 2008, un vendredi soir 18h30- 20h30 à Nîmes

-         intervention sur une radio animée par des éducateurs PJJ

-         site web avec étudiants de l’IUT de Béziers. J B se charge de traiter avec les étudiants, de payer une location chez un hébergeur (sans doute ouvaton), et de payer le nom de domaine (en gros 12 + 15 Euros qui lui seront remboursés par Elie). Le CMS s’appelle Plume

-         date à caler avec A L : Elie la contacte pour lui proposer le 14, voit avec Michel la salle, écrit à J-L pour dire si la date a changé ; si la date change, le thème est traité par Agnès, l’AG est repoussée à mai ; si la date est sans changement, nous faisons l’AG le 21/4 + J-Luc sur économie et rationnel.

Cf : Doutagogo.over-blog.com : blog d’A L

 

Bibliographie : cf ouvrages de Patrick FORTERRE (professeur à Orsay) – Pierre-Henry GOUYON, particulièrement indiqué pour les débats avec des créationnistes ou anti-évolutionnistes

Cf aussi Jacques Arnould, dominicain : « Dieu versus Darwin ? » - Albin Michel

Pierre CANAVAGGIO : Guide des superstitions – Presses du Châtelet

 

Suit l’intervention de N G sur les origines de la vie. Voir la présentation ( Power Point 1, MO).

 

 

Prochaines réunions :

-         soit 14 avril (avec A L), soit 21 Avril comme prévu, AG ordinaire + réflexion sur « économie et rationalisme ».

-         12 Mai

Cercle Zététique du Languedoc-Roussillon

 Réunion du 14 Avril 2007

 

Présents :M G – E N - J-L B – C P – A N – A L – O L – J B – J F - Ph M – M  – F M – O N

 

Prochaine réunion: manipulations, prestidigitation et mentalisme, intervenant S P (cf convocation)

 

I - Informations diverses :

-          colloques du GEMPPI  (rappel : GEMPPI = Groupe d’Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu):

·         « MEDECINES ALTERNATIVES en EUROPE : EMPRISE SECTAIRE ? » - Samedi 05 mai 2007 à Marseille (la Timone amphi HA1) (nous donnons l’information bien qu’elle concurrence noptre séance, laquelle était initialement prévcue le 12/5)

·         « LE SPIRITUEL : UN DEVELOPPEMENT  POUR L’HUMAIN ? » - mercredi 23 mai 2007 (la Timone amphi HA1)

Informations : gemppi@wanadoo.fr

-          Rendez-vous scientifiques du CNRS : le 18/4 sur les nanotechnologies, thème « on a toujours besoin d’un plus petit que soi »

 

 

II - Bibliographie

« L’enfance de Jésus », de Voltaire

« La logique de la découverte scientifique » Karl Popper - Payot

« Matérialisme et Humanisme » – Mario Bunge Ed Liber

 

III - Nouvelles du site :

J B a travaillé. On peut s’en rendre compte sur : www.zetetique-lr.org. Reste à faire vivre ce site. Technologie à la portée d’un enfant de cinq ans (à condition d’avoir un ordinateur et d’être raccordé à Internet)

Comment remplir le site :

-          sources sonores (P M : Marseille, conférence de Jean sur l’homéopathie)

-          compte-rendus (J-Luc)

-          documents existants (à récupérer auprès de Laurent)

 

IV – Autres activités :

A N a fabriqué une pyramide, disponible à qui veut essayer d’affûter ses lames de rasoir ou de momifier sa viande. Même si cela ne marche pas, l’objet reste quand même extrêmement décoratif. Bravo l’artiste !

 

Nous la produirons aux Journées des Associations à Antigone, prévues cette année le dimanche 9 septembre. Emplacement et procédure habituels. 9 panneaux de 21m X 1m Réservez votre journée !

 

V – Prochaines réunions

(les choses ayant bien évolué depuis, cf convocation à la réunion du 5/5).

 

VI – Ordre du jour : intervention d’A L.

Thème : influences de la lune.

 

A L : a été longtemps secrétaire de rédaction de Sciences et pseudo sciences

Il existe un lien entre notre site et le blog d’Agnès Lenoire (vous vous en rendrez compte en le visitant).

 

Influences de la lune

-          très répandues, sans rapport avec le niveau de culture, y compris chez des gens qui sont sceptiques. La proximité physique de la lune joue sans doute beaucoup pour susciter ou activer cette croyance, par rapport aux étoiles beaucoup plus lointaines.

-          La poésie contribue aussi à accréditer une influence de la lune, apaisante ou chaleureuse, plus directe en tout cas que celles des étoiles, plus froides et plus lointaines.

-          En fait il n’y a aucune démonstration d’aucune sorte, mais un désir de croire

Notons que la lune est un gros satellite par rapport à d’autres.

 

La géographie de la lune porte des noms très poétiques, très positifs, dans le premier quartier, alors que le dernier quartier porte des noms plus inquiétants.

 

La croyance dans l’effet de la lune se rattache à une vision de l’homme comme un élément de la nature et donc forcément influencé par la lune.

 

Malgré les connaissances qu’on a sur le la lune, les croyances perdurent.

 

Il est vrai que son mouvement est assez compliqué, même s’il est calculé d manière très précise. D’autant plus qu’aujourd’hui grâce à un miroir déposé sur la lune l’observatoire de Grasse (Saint Michel de Provence ?) on mesure en permanence la distance terre-Lune

 

Influence sur les naissances : cf texte de Laurent à retrouver. Il s’agit en fait d’un mécanisme de mémorisation sélective.

 

Influence sur l’agitation en hôpital psychiatrique : jamais démontrée.

 

Agriculture : expériences faites par Lenôtre sur l’influence de la lune, dont la conclusion est que la lune est l’alibi du mauvais jardinier.

 

Explication sur la lune rousse.

 

Couper tout ce qui pousse à la lune montante : vieille superstition.

 

Idée basique : si la lune influence tout sur la terre, tout permet de penser qu’il peut y avoir une influence sur l’être humain.

 

Discussion sur effet de marées : le paramètre principal est celui de la masse sous l’impact de l’effet gravitationnel, modifié par la configuration du relief ou de la forme de la côte. Du coup sur le corps humain, les déplacements peuvent exister aussi, mais ils sont infinitésimaux.

 

D’où importance de pouvoir démontrer que l’influence existe mais qu’elle est calculable même si infinitésimale.

 

Alain Neveu : influence de la lune sur le bois, totalement non-mesurables car nécessiterait des expériences sur des durées très longues.

 

Observons que la productivité agricole a été multipliée sans aucun effet de la lune.

 

Influence psychologique ? Rien de prouvable sur la lune, mais on peut faire l’observation d’une influence de la météorologie sur le caractère ou l’humeur (le vent, la neige).

 

Elie : il s’agit en fait d’un processus de rationalisation de phénomènes non expliqués, une forme de pensée magique, de démarche pré-rationnelle

 

Discussion introduite par Elie sur : comment démonter les croyances sans déstructurer les personnes ?

 

Jean : risque de renforcer quelqu'un dans son refus du scientisme borné. Il est vrai que la dissonance cognitive peut provoquer une souffrance

 

Expérience citée dans la dernière lettre de l’OZ : réalisée à Argenton sur Creuse.

Trouvable sur le site ?

 

Discussion générale à peu près impossible à restituer. Les zététiciens peuvent-ils espérer convaincre un croyant ? Ne pas se transformer en inquisiteurs

 

La connaissance et l’enseignement du savoir peuvent-ils être un moyen de combattre les fausses croyances ?

 

Michel : le lien entre le savoir de base et les objets manipulés ou utilisés est de plus en plus distendu (exemple de la balance Robertval//balance électronique)

 

Agnès : retour à l’expérimentation à l’école (la Main à la pâte)

 

Problème : on enseigne du savoir mais la culture disparaît ; l’enseignement des sciences est souvent dépourvu d’enseignement de la démarche et de la méthode scientifique (Jean)

 

Notes décousues de J-L B


 

Cercle Zététique du Languedoc-Roussillon  

Séance du 5-5-2007

 

Excusés : M G – F M – M G – C P

 
Présents : E N – J-L B – A N – O N – M B – M B – M. G – M B – S P

 

 

I – Bibliographie :

  • « Histoire de l’Inquisition romaine – de Paul III à Jean-Paul II »- Peter Godman. Ed Perrin
  • Revue des Facultés de Théologie protestantes : n° consacré au thème : « Bible et psychanalyse »
  • Documentation française : « le statut de l’Alsace-Lorraine » – contient le texte de la loi Falloux
  • Enquêtes Z n° 16 (Il s’agit du Magazine du Cercle zététique. Adresse : 8, avenue du Vercors – Fontaine – (38).

Sur le thème du jour : voir notamment

  • « Les faiseurs de miracles » de Gérard Majax. Ed Michel Lafon (je l’ai trouvé pour 2 Euros sur Priceminister, aussitôt acheté et dévoré. J-LB)
  • DVD ou des cassettes de Patrick Kuffs et de Steve Banacek

 

II – Rappel Informations diverses

Conférence du 1 Juin. Répartition du travail pour l’information.

 

III – Intervention du jour : Illusionnisme et mentalisme, par Serge Pradel

 

Serge présente d’abord un certain nombre de tours dont, pour certains, il donne l’explication (*).

 

Première expérience :

On prend un chiffre au hasard. X 2 + 8 / 2 déduire le nombre de départ

Nouveau nombre : transformer ce nouveau nombre en lettres (ou – 26 si nombre final > 26)

Penser à un pays qui commence par cette lettre. Prendre en suite la lettre immédiatement postérieure dans l’alphabet. Penser à un animal commençant par la nouvelle lettre, penser ensuite à une couleur caractérisant cet animal. Penser ensuite très fort et envoyer par télépathie. Conclusion : eh ! non il n’y a pas d’Eléphant gris au Danemark

 

 

2e expérience : il s’agit d’un tour de cartes. Le jeu est coupé, mélangé.

3 prédictions sont sous enveloppe : (sur la couleur des cartes retournées, sur leur valeur, etc).

Pas d’explication

 

3e expérience : expérience de prémonition, clairvoyance, prémonition, télépathie. L’illusionniste devine les symboles portés sur des cartelettes. Pas d’explication.

 

4e expérience : l’expérimentateur se dit capable de trouver la page d’un livre.

Le sujet choisit un nombre de 3 chiffres différents. Il inverse ensuite les chiffres. Il fait ensuite l’un – l’autre, ou le + grand – le + petit – on ajoute 1 à chaque chiffre de nouveau inversé, on ajoute les deux. On arrive à un nombre de 4 chiffres, partagé en 2. La partie à g sera soit n° de page et à droite ligne ou l’inverse. Le sujet cherche la page et la ligne et se concentre sur le 1er mot de cette ligne. Le manipulateur voit les lettres de cette ligne et la lit à distance

 

 

5e expérience : le sujet doit écrire sur un bout de papier un plat ou quelque chose qu’il n’aime pas et autour des choses ou des plats qu’il aime. L’expérimentateur va découvrir à l’aide d’un pendule l’objet pas aimé (ce peut être n’importe quoi : le mois de naissance et les autres, une couleur qu’il porte et celles qu’il évite, etc).

 

6e expérience : le sujet fait un dessin dans le rond d’une carte. L’expérimentateur devine le dessin.

 

7e expérience : un jeu de bonneteau.

 

8e expérience : bonneteau des tasses sans complice… et sans explication

 

9e expérience : on distribue aux assistants des boîtes de pellicules (soi-disant pour qu’elles soient totalement opaques). Les assistants y enferment un objet leur appartenant aux assistants, et l’expérimentateur essaie de rendre les objets à leur propriétaire. Il y parvient sans peine.

 

10e expérience : petites cuillères tordues. Pas d’explication. Nous sommes tous restés comme deux ronds de flan.

 

(*) Ce compte-rendu ne comporte les explications que pour les personnes présentes et les personnes absentes excusées ce jour-là. Pour les autres, il est expurgé de ces explications. Mais elles leur seront données bien volontiers de vive voix, puisque Serge se montrait disposé à les partager –ce qui ne veut pas dire les diffuser. Navré.


 

Cercle Zététique

Du Languedoc-Roussillon

Assemblée générale annuelle du Samedi 30 Juin 2007

 

 

 

Présents : E N – M G – J B – J F - J B – C P – M B -  J-L B – A N – L P

 

Excusés représentés

F M – M B – G L N – M G – M B

 

1) Assemblée générale ordinaire :

1-1)              Rapport financier présenté par L P

 

Bilan financier du 1 janvier 2006 au 31 décembre 2006

 

Recettes

Dépenses

Report solde au 30/6/06                       152.55

 

Subvention mairie de Montpellier       200.00

 

Adhésions 2006                                    80.00

 

 

 

 

 

Frais de tenue de compte                          4.00

 

Assurance                                               92.79

 

 

Total                                                   432.55 

Total                                                      96.79

 

Disponible sur le compte au 31 janvier 2007 :            + 335 € 76

 

 

Bilan financier du 1 juillet 2006 au 30 juin 2007

 

Recettes

Dépenses

Report solde au 30/6/06                       137.76

 

Subvention mairie de Montpellier       200.00

 

Adhésions 2006                                     84.00

 

Adhésions 2007                                     48.00

 

 

 

 

 

Frais de tenue de compte                          5,00

 

 

Total                                                     469.76

Total                                                         5.00

 

Disponible sur le compte au 30 juin 2007 : + 464 € 76

 

A venir :

Recettes                                + 8 € d’adhésion

                                              

Dépenses                             - 42.35 € de frais pour le site Internet

- 110 € frais de déplacements des intervenants conférences du 9/6/ 2007.

- 24 € 3 adhésions à la MPT

- 43 € 83 assurance

 

Solde : + 252.28 €

 

 

Quitus à l’unanimité

1-2)              Rapport d’activité – présenté par Elie Nicolas. Résumé comme suit :

 

1-2-1) Séances ordinaires

Séance du

Thème

Intervenant

14/1

Assemblée générale ordinaire + la rumeur

J-L B

18/2

Présentation du Livre noir de la psychanalyse

M G

15/4

Dépistage précoce des troubles de conduite chez le jeune enfant (réflexion à partir du travail de l’INSERM)

J-L B

13/5

L’affaire de l’évangile de Judas – la formation de la Bible

El N

17/6

Tableau des approches psychothérapeutiques

F M

8/7

Tableau des approches psychothérapeutiques (complément et fin)

F M

16/9

Le changement climatique

M G

14/10

Les OGM

P J, directeur de recherches à l’INRA

18/11

L’homéopathie

J B

16/12

La Kabbale

E N

 

1-2-2) Autres activités

-          Animation d’un café pédagogique aux CEMEA sur le thème de la Zététique le 24 janvier

-          Animation d’un Bar des Sciences le 17 Mai

-          Présence à la Journée des associations de Montpellier en septembre

-          Présence nombreuse au Colloque du GEMPPI le 21/10 à Marseille

-          Participation à une émission de radio

 

1-2-3) Élection des instances :

Le bureau statutaire, composé de

E N, Président

M G, Trésorier

J-L B, secrétaire

est candidat à son renouvellement et reconduit à l’unanimité.

Il est rappelé que le bureau tient une réunion ouverte à 9h30 avant chaque séance, et que toute personne désireuse de participer à cette préréunion y est le/la bienvenu/e. Il est également admis que d’autres personnes peuvent figurer comme membres ordinaires du bureau sans attribution spéciale, et que cela fut le cas au cours de l’année précédente pour M G et C P (qui sont bien sûr encouragés à maintenir leur engagement). Les statuts ne le prévoient pas explicitement, mais ne l’interdisent pas non plus. Ils ont été prévus pour un fonctionnement régulier, mais allégé et cette formule convient à tous les membres.

 

1-2-4) Tarif des cotisations 2008, point sur les adhérents 2007

L’assemblée générale décide de porter le montant de la cotisation annuelle à 10 Euros. Elle est maintenue à 8 Euros pour 2007. Les membres cotisants à jour de leur cotisation sont à la date du 30 Juin au nombre de 12 personnes. Il est convenu de relancer l’appel à cotisation, car même sans formalisme sur cette question (la non-adhésion ne faisant pas obstacle à la présence aux réunions, les statuts le prévoient explicitement – Note de J-L B). L’enjeu n’est pas financier, mais il est toujours préférable d’afficher un nombre d’adhérents, notamment au moment des demandes de subvention.

 

2) Autres questions

2-1) Bilan du colloque du 2 juin : décevant. Impact publicitaire faible. Mobilisation réduite de nos propres adhérents. Y réfléchir à deux fois et se donner tous les moyens avant de rééditer l’opération.

2-2) Fonctionnement du site : il existe mais ce n’est qu’un squelette. Il importe de lui donner sa chair en suivant les indications données par J B.

2-3) Organisation pour la journée des associations, prévue le dimanche 9 septembre. 3/4 personnes sont nécessaires pour assurer une présence et accueillir les visiteurs. Il est prévu que :

-          Alain se rendra chez Michel la veille pour récupérer les tréteaux aimablement fabriqués par Alain

-          Tous deux (Michel + Alain) se retrouveront à 8h30 pour la mise en place

-          J-Luc qui ne peut être présent essaiera de voir si l’emplacement du garage d’Antigone peut être utilisé pour garer au moins un véhicule à proximité. Si oui, il fera parvenir la télécommande du garage en temps utile. Je serai présent

-          Un premier tableau de présences est établi, à compléter (s’adresser à J-Luc qui le complètera au fur et à mesure des propositions) 

-           

8-9

9-10

10-11

11-12

12-13

13-14

14-15

15-16

16-17

17-18

---------Michel----------------

                                             ---------Michel----

---------Alain------------------

                                              ---------Alain

 

              ----------------------------Élie------------

                                             -----------Laurent-------------------------

                              -----------------Jean-----------------------

 

 

 

 

 

 

 

2-4) Calendrier et programme 2007/2008

-          Réunion de rentrée : le samedi 22/9. Thème : l’irrationnel dans l’approche de l’économie – Présentation de J-Luc B

-          Séance suivante : l’irrationnel dans la relation au bois – A N

-          Suggestion de J-Luc pour sue séance suivante : faire venir un représentant d’une association de sourciers

2-5) Elie se propose, en accord avec les amis de Grenoble, pour « concentrer » et répercuter les informations du style « tel Institut d’Astrologie » (ex Nantes) est agréé par le Rectorat et mettre en place une démarche (vérification, lettres, pétition ou démarche quelconque).

La question de savoir « à qui répercuter » ce genre d’informations soulève une discussion intéressante sur l positionnement du Cercle zététique : il s’agit bien de combattre ceux qui soutiennent et propagent des croyances susceptibles de se prêter à une vérification –ou à une infirmation, et non pas de combattre toute forme de croyance

2-6) Bibliographie (notamment ouvrages trouvés dans les soldes de Gibert par Elie)

-          Emile Tizané « Il n’y a pas de maisons hantées » - Journal d’un enquêteur incrédule de 1925 à 1933 – Editions « Omnium Littéraire » 94, rue Saint Lazare 9e

-          Louisa Rhine « Initiation à la parapsychologie » - Presses de la Renaissance

-          « Et si les OVNIS n’existaient pas » de Michel Monnerie - les Humanoïdes associés (1977)

-          « La peste monothéiste » de Cyrille Gallion. Editions libertaires

2-7) A N est heureux de nous annoncer qu’un morceau de viande placé sous sa pyramide en bois s’est desséché sans se putréfier. Un morceau identique placé dans une boîte en fer a connu le même sort.

 

 

 

 

 

 

J-L B

 

Bonjour à tous,

Le temps d'une sieste, c'est déjà septembre.

 

Voici avec un peu de retard le compte-rendu de l'AG du 30 juin, qui vaut également rappel et/ou convocation pour:

- la journée des associations du 9 septembre à Montpellier

- notre réunion de rentrée du 22/9

 

 

Au plaisir de vous revoir tous,

 

 

Jean-Luc

 

 


 

 

J-L B

Secrétaire du Cercle zététique du Languedoc-Roussillon

 

Bonjour à tous,

Le temps d'une sieste, c'est déjà septembre.

 

Voici avec un peu de retard le compte-rendu de l'AG du 30 juin, qui vaut également rappel et/ou convocation pour:

- la journée des associations du 9 septembre à Montpellier

- notre réunion de rentrée du 22/9

  

Au plaisir de vous revoir,

J-L B

 

Si vous souhaitez des précisions, me répondre ou me contacter au 06 74 64 10 93. Si vous ne souhaitez plus recevoir d'infos de notre part, répondez-moi dans ce sens et je vous retirerai de cette liste.

J-L B

 

C’est sans doute un peu inhabituel, mais je réalise que j’envoie ce compte rendu d’Assemblée générale à vous tous qui, sauf erreur, n’avez pour l’instant fait que prendre contact avec notre Cercle. C’est sans grande importance, et notre activité est de toute façon fort modeste, et parfaitement transparente. De plus, nous insistons sur le fait que des personnes intéressées ou curieuses doivent pouvoir participer à nos réunions, au moins pendant un certain temps, sans que l’adhésion soit obligatoire. Cela figure même dans les statuts.

 

Il n’en reste pas moins que comme pour toute association normalement constituée, les adhérents sont à la fois une ressource (à tous les sens de ce terme) et un objectif : le nombre d’adhérents est un –ni le seul ni le principal- des critères de la vitalité d’une association et nous ne l’oublions pas.

 

Si donc vous souhaitez adhérer au Cercle Zététique du Languedoc-Roussillon (voir les tarifs dans le compte rendu : ils sont pour le moins modiques…), ne vous en privez pas. Mais l’important, c’est bien sûr de participer !

J-L B

 

 

Cercle Zététique du Languedoc-Roussillon

 Réunion du 22 septembre 2007

 

Excusés : M B – E N – F M -

 

Présents : J-L B - M G – Ph M – C P – A N – Y R – J F – J B – M G – M B

 

 

Compte-rendu succinct pour cette réunion de rentrée, qui était une reprise de contact plus qu’autre chose ; en outre le chargé du secrétariat était en même temps l’intervenant, ce qui rend la chose assez difficile.

 

1) Une bonne partie de la réunion a été consacrée à évoquer les thèmes susceptibles d’être abordés au cours de l’année, ce qui a inévitablement réactivé les discussions autour du rôle exact d’un Cercle Zététique par rapport à ces thèmes qui correspondent, ou pas, à la démarche de la zététique.

 

2) La liste suivante a été établie

-          le bois (A N)

-          l’économie est-elle une science ? (une personne extérieure du nom de R, contactée par J F)

-          les sourciers (proposition de J-L B, mais délicate à mettre en œuvre car dans l’idéal il faudrait qu’elle puisse correspondre à une expérimentation pratique sur le terrain)

-          proposition de Philippe (mes excuses les plus plates, je n’ai pas noté, je crois qu’il s’agissait de quelque chose en lien avec la presse, merci à lui de me rappeler le contenu exact de sa proposition)

-          réchauffement climatique ? Thème déjà traité par M G

-          perspectives des énergies renouvelables, et plus particulièrement le solaire photovoltaïque (M G et J-L B, en qualité d’usager du photovoltaïque).

C’est en principe ce dernier thème qui a été retenu pour la prochaine séance, fixée au 3 novembre.

 

3) L’exposé du jour : l’économie est-elle une science ? Intervenant : J-L B

Difficile évidemment, même si l’exposé a été relativement bref, de traiter à l’écrit cette question qui se prêterait à des développements relativement longs –et pas forcément passionnants.

 

Le propos était en gros le suivant.

 

1)       Certes l’économie n’est pas une science au sens où on l’entend pour les sciences « dures », pas plus que les autres sciences humaines. Mais comme les autres sciences humaines, dites « molles », cette particularité n’empêche pas d’y mettre en œuvre une démarche scientifique, sans doute au contraire.

2)       L’économie n’est pas une science

Mille raisons à cela, dont une qu’on peut résumer ainsi : elle est traversée comme l’ensemble des sciences humaines du vivant par un phénomène bien connu et isolé dès les années 30 par des chercheurs américains (Merton notamment) : le principe de la prophétie créatrice ou parfois appelée auto-réalisatrice. Ce principe ne vaut donc pas pour l’histoire, mais vaut au moins pour les disciplines distinctes mais proches que sont l’économie, la sociologie, la psychologie et la (ou les) science(s) politique(s). ce principe fonctionne aussi bien à l’envers qu’à l’endroit : si on annonce un phénomène ou un événement, il a des chances de se réaliser (exemple classique de l’annonce d’une pénurie) mais dans certains cas c’est parce qu’on l’aura annoncé qu’il ne se réalisera pas (ce qui m’amène à dire par exemple que Marx a eu tort parce qu’il avait raison).

3)       mais relève d’une démarche scientifique,

à commencer par la première exigence de la science, qui est de connaître du mieux possible la réalité et non de s’en tenir à la représentation qu’on s’en fait.

4)       J’ai ensuite choisi d’illustrer ce décalage entre réalité et représentation en prenant trois exemples :

-          l’affaire Lassalle, grève de la faim d’un élu au reste particulièrement sympathique, sur une démarche finalement –quand on y regarde de plus près- bien critiquable, et pour un résultat particulièrement désastreux au final (cf article de Telos ci-après)

-          la mythification et la fausse compréhension de ce que représente réellement le phénomène des délocalisations, qui méritent

·         d’une part d’être mesurées (c’est extrêmement faible en termes d’emplois réellement détruits)

·         et d’autre part d’être analysées sous tous les angles, et notamment à travers leurs effets positifs (emplois créés, gains de pouvoir d’achat, développement des pays émergents)

-          la question de la hausse des prix soi-disant liée à l’Euro, alors que la preuve est faite que l’effet Euro, s’il a eu lieu,

·         se confond avec des augmentations conjoncturelles de prix en 2002/2003

·         reste très faible

·         reste limité aux quelques mois consécutifs au passage à l’Euro

·         est compensé par des non-hausses, voire des baisses dans certains secteurs

Pourtant, il est très répandu d’entendre que depuis le passage à l’euro les étiquettes valsent, comme si la concurrence n’existait pas, comme si on pouvait impunément tromper tous les consommateurs tout le temps, etc.

 

Je me suis appuyé pour ces quelques minutes de présentation sur un bulletin qui paraît sur Internet (gratuitement) sous la plume de pointures de l’économie, du droit et de la sociologie rassemblées autour d’un auteur du nom de Zaki Laïdi, à qui nous devons notamment un ouvrage particulièrement stimulant (co-écrit avec Gérard Grunberg) : « Sortir du pessimisme social – Essai sur l’identité de la gauche » Hachette.

 

Pour en savoir plus : www.telos-eu.com.

 

C’est notamment à ce « think tank » comme on dit en français, que je dois l’article d’où je me suis inspiré pour mon premier exemple, celui de Jean Lassalle, que je reproduis ci-après.

 

Prochaine réunion : samedi 3 Novembre à 10h à la Maison pour Tous Voltaire.

 

 

 

Annexe : L'incroyable M. Lassalle

 

Le groupe japonais Toyo Aluminium est revenu le vendredi 14 avril sur sa volonté d'extension de son usine Toyal hors de la circonscription du député UDF des Pyrénées Atlantiques, Jean Lassalle, qui met ainsi fin à 31 jours de grève de la faim. Ce fait divers, repris par la plupart des médias, mais surtout mis en avant par le gouvernement et les décideurs publics locaux, est révélateur de la confusion qui règne en France sur les mutations économiques en cours.
Au sens strict, et pour paraphraser l'Insee, la délocalisation consiste en une « substitution de production étrangère à une production française, résultant de l'arbitrage d'un producteur qui renonce à produire en France pour produire ou sous-traiter à l'étranger ». L'étude souvent citée de Patrick Aubert et Patrick Sillard, réalisée à l'Insee sur données de firmes françaises, confirme le message de nombreux autres travaux : les ordres de grandeurs sont bien souvent surestimés et les délocalisations ne sont, de loin, pas la première cause de l'augmentation du chômage. C'est pourtant ce qui est souvent répété, particulièrement à la veille de grandes élections en France et c'est pourquoi on voit les gouvernements de droite comme de gauche s'opposer avec tant de véhémence à la délocalisation. L'étude de l'Insee repère, parmi les suppressions d'emplois observées, celles correspondant à un remplacement de la production supprimée par une production à l'étranger. Un emploi industriel sur 300 (0,35 %) aurait été délocalisé chaque année entre 1995 et 2001. Le chiffre est en réalité encore beaucoup plus faible puisque les emplois délocalisés ne correspondent pas forcément à des licenciements : les salariés travaillant dans un établissement dont la production est délocalisée peuvent être affectés dans d'autres établissements du groupe ou dans la même zone d'emploi. Ce qui a bien entendu un coût car dans la plupart des cas les emplois nouvellement créés ne correspondent pas aux qualifications des emplois délocalisés.

Cela dit, le cas Toyal, dénoncé comme une délocalisation, n'en n'est pourtant pas une. C'est même tout le contraire puisqu'il correspond à la stratégie d'expansion du groupe japonais à Lacq, une ville voisine d'Accous en France. Entre les deux, 47 km à vol d'oiseau. D'un côté une ancienne usine de Péchiney fabriquant depuis les années 1920 de la poudre d'aluminium pour peintures automobiles, en pleine zone touristique, dans un village comportant 433 âmes et vantant les baignades en rivière, de l'autre un terrain que Total se propose de céder sur le site industriel historique de Lacq comportant de nombreuses entreprises industrielles et doté d'un parc de 455 hectares classé Seveso II.

Cette affaire, s'appuyant sur la peur de la mondialisation alors que l'on parle de concurrence entre deux sites distants d'une cinquante de km, est en réalité révélatrice d'une concurrence exacerbée entre les collectivités locales pour attirer ou maintenir les investissements directs étrangers. Ces derniers peuvent conduire à une expansion des firmes locales lorsqu'il y a forte complémentarité dans la production et un accroissement de la productivité à travers la diffusion et l'assimilation de technologies étrangères avancées. Ils peuvent avoir un effet négatif lorsque la concurrence accrue sur les marchés des facteurs et des produits finaux entraîne des effets d'éviction des firmes locales.

Une telle concurrence entre collectivités peut avoir une influence positive dans la mesure où elle favorise, entre autres, une meilleure spécialisation des territoires sur leurs pôles de compétence. Un cercle vertueux entre agglomération des activités productives et croissance des territoires peut ainsi s'enclencher. Cette causalité circulaire sera d'autant plus renforcée que les liens entre firmes et entre secteurs seront importants. L'amélioration de la compétitivité d'un territoire aura alors des effets positifs sur les territoires voisins d'un même espace économique. Une telle concurrence entre collectivités est également efficace si elle améliore le cadre de l'activité économique du territoire dans son ensemble sans grever au passage les ressources budgétaires des collectivités.

Pourtant, les actions des décideurs locaux doivent être coordonnées dès lors que les actions prises au niveau local ont des conséquences dépassant ce niveau local et débordant sur les localités voisines. La coordination des stratégies de ces collectivités pourrait par exemple se traduire par la mise en place de procédures incitatives de partage des bénéfices attendus d'une localisation.

A la coordination, le député Jean Lassalle a donc substitué le conflit. Utiliser des moyens s'apparentant plus au syndicalisme violent qu'à une posture d'élu pour empêcher la remise en ordre de son outil productif par Toyal, est une approche de la concurrence entre collectivités qui va s'avérer catastrophique pour au moins pour trois raisons.

La première c'est qu'à moyen terme, cette intervention musclée du politique va empêcher Toyal de mener à bien sa stratégie d'expansion en France, d'améliorer sa productivité, de réduire ses coûts. Ceci est sans compter les coûts directs de la mise aux normes Seveso II de l'établissement d'Accous et les coûts indirects pour la vallée d'Aspe, à vocation tourisitique, liés à l'implantation d'activités que l'entreprise elle-même qualifie de "dangereuses". Le site de Lacq, dejà spécialisé dans des activités industrielles, était au contraire équipé pour les secours.

La deuxième est que ce sont l'Etat, les collectivités locales et donc le contribuable qui compenseront financièrement le surcoût éventuel de l'implantation à Accous des investissements initialement prévus sur le site de Lacq.

La troisième, c'est que cet esprit de clocher aura des effets désincitatifs sur l'investissement direct étranger en France en général et sur l'investissement japonais en particulier : pour le président de Toyal, Masao Imasu, Jean Lassalle a été "déloyal". Le "particularisme français" finira un jour par irriter, dans un pays où les charges sociales et la réglementation sont déjà fortes.

Copyright Telos


Cercle Zététique du Languedoc-Roussillon

 Compte rendu du 3 11 2007

 

 

Présents : M G – E N - J-L B -  M B - F M -  M G -  J B - J F - C P - Ph M - Ch D – A N

 

Excusés : M B, J

1) Questions diverses :

* F M rend compte de diverses manifestations auxquelles elle a participé :

-         le colloque du GEMPPI du 5 octobre (auquel, contrairement à celui d’octobre 2006, personne n’a participé hormis elle-même)

-         la soutenance de thèse de Richard Monvoisin

-         l’université d’été de l’OZ de Grenoble des 13 et 14 juillet

* M G informe sur la prochaine manifestation du Bistro des Ethnologues, prévue le 23 Novembre, Fac de médecine Salle des Actes, sur le thème : « Soigner par l’invisible, enquête sur les guérisseurs d’aujourd’hui », par Olivier Schmitz

* Une information qui peut intéresser ceux qui ont l’occasion de séjourner à Paris : au bar du Double Fonds,: tous les serveurs sont magiciens (adresse exacte : Le Double Fonds,  1, place du Marché St Catherine 75004 PARIS – France. M° St Paul. Note de J-LB)

* Lire article dans Photon International sur comparaisons entre rendement biocarburants/photovoltaïques : 1 ha de produits agricoles destinés aux biocarburants permet de parcourir 21000 KM/ contre 3 000 000 km parcourus pour 1 ha de photovoltaïque. Explication : pour « naturelle » qu’elle soit, la photosynthèse est un processus à très faible rendement.

 

 

2) Sujet du jour : les promesses (et les limites) de l’énergie récupérée sous forme photovoltaïque. Notes de M G, intervenant.

 

Introduction : Deux annonces récentes concernent l'utilisation de l'énergie photovoltaïque en Languedoc Roussillon. Il s'agit de

 

-                                 La création d'une centrale photovoltaïque à Narbonne (article MLibre) avec 8 ha de panneaux.

-                                 La Péniche solaire « Soleil d’Oc » fonctionnerait en autonomie avec 80 m² de panneaux photovoltaïques. A vérifier.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

Il me semble intéressant de s'interroger sur les aspects économiques de la première information, et le caractère réaliste de la seconde.

 

L'effet photovoltaïque : quelques données de base

 

L'effet photovoltaïque permet la transformation directe de l'énergie lumineuse en énergie électrique. Pour cela, il faut envoyer la lumière sur un dispositif à base de semi-conducteurs, et on récupère de l'électricité en courant continu et sous basse tension (de l'ordre du volt). Pour utiliser cette énergie il faut en général mettre plusieurs cellules en série pour augmenter la  tension, et, pour l'injecter dans le réseau EDF, il faut passer en courant alternatif via un onduleur.

Cette transformation a un rendement limité qui dépend des semi-conducteurs utilisés. Pour les systèmes les plus courants, à base de silicium, les meilleurs rendements industriels sont de l'ordre de 20 %. Des records de l'ordre de 40 % sont obtenus en laboratoire, mais ils sont encore loin d'être industrialisés.

Ceci entraîne que, à  nos latitudes, la puissance maximum, appelée puissance de crête, d'un récepteur est de l'ordre de grandeur de 100 W/m2  ou ce qui est équivalent1 MW/ Ha. Mais bien entendu, la puissance moyenne dans l'année, compte tenu de la durée de l'ensoleillement est 5 à 10 fois plus faible. Un ordre de grandeur, ici aussi, est que 1 W crête installé produit 1 kWh par an

 

 

Données économiques intrinsèques :

 

L'intérêt économique d'un dispositif photovoltaïque dépend de trois facteurs : Le rendement énergétique, le coût de fabrication et la durée de vie.

 

Le rendement : On a vu ci-dessus que le rendement industriel actuel est de l'ordre de 20 %.C'est simplement le meilleur compromis pour le moment. Des rendements bien meilleurs peuvent être espérés si on arrive à abaisser suffisamment le coût des dispositifs correspondants. A l'inverse, des rendements plus faibles pourraient être acceptables pour des dispositifs à faible coût, comme, éventuellement ceux à base de semi-conducteurs organiques.

 

Le coût de fabrication : C'est le point noir actuel. Les coûts actuels sont de l'ordre de 5 euros par W crête. On peut toutefois espérer que par effet d'échelle il s'abaisse jusqu'à des valeurs plus acceptables. L'objectif  1 Euro par W crête semble accessible à l'horizon 2020. Une autre façon de poser ce problème est de regarder la dépense énergétique nécessaire pour réaliser un dispositif, et de la comparer à l'énergie récupérable. On définit ainsi un temps de retour qui actuellement est de 5 ans environ.

 

La durée de vie : Pour les systèmes à base de silicium cristallin, elle est évaluée à 20 ans. Ceci traduit en fait une diminution progressive du rendement qui devient peu à peu insuffisant. Pour les dispositifs meilleur marché, elle est plus faible. 10 ans pour les systèmes à silicium amorphe, et 3 ou 4 ans pour les systèmes à semi-conducteurs organiques.

 

Données économiques extrinsèques :  Actuellement une politique européenne et nationale volontariste subventionne largement le photovoltaïque, et l'EDF rachète aux producteurs cette énergie sur la base de 0,3 Euro le kWh sur le continent, et 0,4 en Corse. Ce qui fait que en 20 ans, l'installation peut fournir 6 Euros par W crête installé, ce qui couvre à peu près les frais. Mais bien entendu, il s'agit de subvention, puisque l'EDF vend l'énergie aux alentours de 0,08 Euro/kWh aux particuliers et là dessus il y a près de 40% de coût de la distribution. Grosso modo, le photovoltaïque est encore 10 fois plus coûteux que le nucléaire. C'est néanmoins une solution très correcte lorsqu'on souhaite une production d'énergie pas trop importante dans un endroit où il n'y a pas de réseau  électrique. (Satellites, montagne etc.)

Un autre aspect à analyser est la pollution.  Le photovoltaïque est par nature peu polluant. Toutefois la fabrication du silicium et le dopage consomment des solvants en quantité non négligeable. Par ailleurs il se commercialise des kits associant batterie et chargeur alimenté par cellules photovoltaïques. Comme toujours, le recyclage des batteries reste un problème mal réglé.

 

Retour sur les projets en Languedoc :       

La centrale de Narbonne est construite par EDF, et a certainement une vocation expérimentale. Ce n'est plus le stade du laboratoire, ni celui du prototype, mais plutôt celui du modèle réduit. La production attendue est de 12 GWh par an soit la production d'une demi-journée d'une unité nucléaire. C'est donc peu de chose en termes d'économie nationale, mais c'est une étape nécessaire avant un éventuel passage à une plus grande dimension.

En ce qui concerne la péniche de Soleil d'Oc, elle dispose de 80 m2 de panneaux et fonctionne avec des batteries en tampon. Ceci correspond donc à environ 10 Kw en puissance de crête, et en moyenne 1,5 Kw soit 2 chevaux vapeur. Je suis très sceptique sur la possibilité de faire marcher une péniche avec cette puissance. Je me demande si les batteries ne sont pas connectées au réseau chaque nuit à l'arrêt.

 

Complément d’ordre pratique donné par J-Luc : cette même semaine, j’ai fait installer sur mon toit 16 m² de panneaux photovoltaïques. Sur la base d’un rendement annoncé d’environ 15%, avec une hypothèse, qui paraît volontairement minorée, de 1200 heures de fonctionnement environ, cela devrait me permettre de revendre à EdF, qui s’y engage par contrat, environ pour 1500 €/an d’électricité sur la base de 56c d’Euro/kwh. Coût total de l’investissement : environ 24000 €, dont la moitié seront couverts par une subvention régionale (4200 €) et par un crédit d’impôt (8000 €). La quasi-totalité de l’investissement est couverte par un emprunt qui s’éteint sans pénalité au fur et à mesure de l’encaissement des aides ou des reversements EdF. Je peux communiquer tout le dossier à qui le désire. Le nom de l’entreprise, qui s’est chargée de tout : SunnCo. Contrat signé le 1/9, installation effectuée aux dates prévues le 28/10, raccordement prévu au réseau vers février.

 

3) Prochaines réunions : les dates arrêtées n’ont pu être tenues (cf explications sur la convocation).

 

Finalement : 8 décembre sur Reïki et PNL.


 

Cercle Zététique du Languedoc-Roussillon

Compte rendu du 8 12 2007

 

Excusés : Ch D - J F – E N – A N – P M

 

Présents : M G – J-L B – F M – C P – M B – M B – J B – M. P – J B – M G – M B - A B – P P – A H

 

 

Intervenante : M A

 

1) Prochaine réunion : à fixer avec J F, 12, 19 ou 26 janvier en fonction de l’intervenant, M. R sur la question ?: « L’économie politique est-elle une science ? »

 

2) Le thème du jour : Qu’est-ce que le Reiki ?

 

Ce thème avait été annoncé dans la convocation dans les termes suivants : il s’agit de recevoir M A, praticienne en Reiki (et de la PNL par ailleurs) « dans le but de réfléchir avec elle aux modalités d’une possible évaluation de l’efficacité de sa démarche, le tout dans un esprit de curiosité amicale et bienveillante ».

 

Présentation du Reiki par M A : il s’agit d’une technique de soin par imposition de mains, basée sur l’utilisation de l’énergie. Le Reiki amène l’énergie dans les 7 chakras pour y rétablir l’équilibre énergétique. Des médecins lui adressent des patients, en leur disant, « allez voir cette personne, elle fait des miracles », terme que Mme A récuse fortement elle-même. Elle les suit donc en complément des thérapies médicales. M A enseigne également le Reiki. Globalement, son activité consiste à accompagner des personnes dans des activités de développement personnel basées sur le Reiki et sur la PNL. Mais concernant plus particulièrement le Reiki, elle intervient bénévolement lorsque le cas est plus lourd, pour ne pas interférer avec la médecine, même si certains médecins pratiquent eux-mêmes le Reiki .

 

Discussion :

- J B : fait des remarques sur certains aspects du discours

-          « certains pratiquent bien, d’autres sont des charlatans » : est un leitmotiv dès qu’il s’agit de ce type d’approche

-          quels sont les médecins qui pratiquent le Reiki ? On ne sait pas

Réponse M A : je ne me permettrais pas de donner leur nom.

- J B toujours : quid de Claude Bernard et de la rupture qu’il a introduite en 1889 entre la conception traditionnelle de la guérison, basée sur un sophisme post hoc (après que, à cause de) et l’introduction à la médecine expérimentale qui pose le principe de la contre épreuve et des études cliniques contrôlées.

On peut certes déduire certains résultats –exemple de l’acupuncture- mais l’exigence méthodologique doit être respectée dans tous les cas. Les preuves de l’efficacité restent d’autant plus à donner qu’on ne sait pas toujours définir ce qu’on entend par efficacité.

 

J-L B : sur quelle étude réalisée à partir de sa pratique peut-elle s’appuyer pour affirmer que « ça marche », sans parler de miracles ?

Réponse MA : il y a l’exemple d’une personne atteinte d’une maladie auto immune (accompagnement PNL) et d’algodystrophie (accompagnement Reiki) ; sur 6 mois, on constate une amélioration spectaculaire. Un seul exemple est donné.

 

M G : de quelle « énergie » s’agit-il ?

Réponse M A : une énergie dont tout le monde dispose mais qu’il faut apprendre à mobiliser.

 

M. P, médecin biologiste retraité : rappelle que l’algodystrophie se guérit d’elle-même au bout de quelques mois. Rappelle également que les études très actuelles autour de la mort programmée des cellules ont permis de mettre en évidence que l’isolement tue, rend malade. L’imposition des mains rétablit un contact, permet peut-être au psychisme de se trouver dans un autre mode d’être. L’acupuncture ou d’autres formes d’intervention rétablissent ce contact, sans qu’il soit nécessaire de parler d’énergie.

 

J-LB : comment mettre en place une validation ou une évaluation ? Il faut un « échantillon » de malades

Réponse MA : je n’en dispose pas.

 

F M : ces approches de type Reiki connaissent un grand succès, à preuve, le 19 Novembre a eu lieu le 1er cours de médecine chinoise à la Fac de médecine.

Précision de JB : il s’agit d’un DU, extérieur à l’enseignement médical de base. Les Chinois essaient de nous vendre autre chose que des tee-shirts. C’est un accord politique. Pourquoi à Montpellier ? Parce que nous avons beaucoup de médecins, surtout dans notre région. Donc les médecins cherchent une spécialité pour pouvoir vivre malgré tout dans la région en élargissant leur clientèle. Ceci nous ramène à un problème de démographie médicale.

 

J-LB : … et plus largement d’organisation du système de soins. Incontestablement si notre système de soins n’était pas aussi accessible –même si c’est un avantage, cela s’avère aussi être un inconvénient en facilitant le nomadisme médical- les médecins n’auraient pas besoin de s’ajouter ces pseudo-qualifications qui n’ont pas de validation académique.

D’autre part, il y a globalement un danger de mythification de tout ce qui vient d’une pseudo-sagesse orientale –chinoise, hindoue ou japonaise- contre laquelle il peut être délicat de lutter sauf à risquer le soupçon de racisme.

 

Discussion (J B / M B) 

MB : pourquoi ne pas prendre ailleurs des éléments dont nous ne disposons pas aujourd’hui ?

JB : la médecine dite occidentale « a fait ses preuves »

MB : non, elle n’a pas fait ses preuves. Plus exactement elle a montré ses limites

JB : c’est une autre question

 

JB : pour revenir à la question de la validation d’une pratique, rappelons une nouvelle fois que la charge de la preuve appartient à celui qui affirme. La zététique ne consiste pas à affirmer, ni à prouver que quelque chose « ne marche pas » mais à exiger que ce qui marche puisse être démontré selon des critères rigoureux.

 

FM : dans cet esprit se pose la question: quelles expériences sont-elles faites ? Qui sont les gens qui pratiquent ?

 

JB : il semble qu’au cas présent le moyen de faire quoi que ce soit sur le plan de l’évaluation soit totalement hors de notre portée.

 

M G : …et cette évaluation est plus difficile encore que dans d’autres situations, car la pratique de soins s’adresse à des gens en demande, un public qui s’est donc déjà présélectionné lui-même vis à vis de cette technique

Réponse MA : la plupart des gens ne posent aucune question

MG : remarque que l’intervenante parle d’accompagner et non pas de traiter ; il y a donc toujours deux traitements

Réponse MA : je ne pense pas que le Reiki seul fonctionne, il ne fait qu’apporter des choses que la médecine ne peut pas apporter 

MG : c’est donc une difficulté supplémentaire

Réponse MA : je pense qu’avec le Reiki des choses vont plus vite mais je ne peux pas le prouver

MG : la vraie question est précisément là. Y a-t-il une efficacité réelle ? Quelle différence entre le Reiki et le fait de coucouner les enfants malades comme le font de façon très efficace les mères ?

 

JB : cette référence aux médecins est quand même gênante. Tant qu’on reste à l’extérieur de la médecine, qu’on ne prétend pas guérir, pas de problème si cette pseudo médecine magique reste « à sa place ». On fait alors un travail qui est plus celui des psychologies. Mais en faire une démarche médicale au sens strict du terme, c’est problématique.

D’une manière générale, rappelons-nous que nous réfutons l’argument d’autorité « c’est un médecin qui etc. » n’est pas un argument en soi. Il y a là de toute façon une lacune de la posture médicale : un médecin qui ne sait pas résoudre un problème ne sait pas faire l’état de son ignorance

Wikipédia fait référence à des études qui ont fait une évaluation de ces pratiques.

 

J B : quid de la PNL ?

Réponse MA : avec la PNL il s’agit exclusivement d’une méthode de développement personnel. Je suis déclarée en Préfecture comme formatrice Reiki, mais cela n’apparaît pas sur ma plaque. Apparaît exclusivement la référence à la PNL et au développement personnel.

Il existe plusieurs Reiki : bouddhiste, catholique, chamane, karuna (terme qui signifie compassion en sanskrit, selon MG)

 

MB : y a-t-il d’autres maladies susceptibles d’être suivies par le Reiki ?

Réponse MA : j’ai entendu parler du SIDA et du cancer. Spectaculaire sur tous types de souffrances, dentaires.

 

A H : pourquoi ne pas travailler scientifiquement sur la croyance, sur ses effets ?

JB : on en arrive aujourd’hui à considérer que l’effet placebo est la cerise sur le gâteau de la médecine basée sur les preuves

 

FM : quels sont les médecins que tu formes ?

Réponse MA : généralistes, urgentistes souvent ils viennent pour eux-même par curiosité intellectuelle

 

FM : quid du Reiki à distance ? Comment ça peut marcher ?

Réponse MA : à distance, ce sont des gens que je connais. Je n’ai pas de réponse sur la manière dont ça marche à distance. Il ne s’agit pas d’un don à proprement parler.

 

FM : et le Reiki sur toi-même ? Où est la compassion, ingrédient indispensable ?

Réponse MA : il faut poser les mains à des endroits précis, être formé pour cela.

 

J B : en quoi consiste une formation en Reiki ?

Réponse MA : 4 niveaux

-          les chakras

-          soins à distance à base de symboles

-          personnel, on se traite soi-même

-          maître de Reiki pour enseigner, à base de savoir-être

 

M G : tout le monde peut poser une plaque et se dire dispensateur de Reiki

AH : c’est le problème de tous les thérapeutes

M. P : même problème que les psychanalystes. Le langage est porteur de symboles.

 

FM : tu as accompagné beaucoup de gens mais tu ne parles que de cette personne avec algodystrophie ? Y a-t-il eu des échecs ? Combien de personnes as-tu accompagnées ?

Réponse MA : environ 500 en 5 ans

 

FM : sur quel type de demandes ?

Réponse MA: souffrances psychologiques, mais aujourd’hui ce sont surtout des malades, boulimie, anorexie, cancers, SIDA (en + de la trithérapie)

 

AH : ne faudrait-il pas faire le ménage comme le font les psychanalystes ? Comment s’auto évaluer ? Ne pourrait-il y avoir un cadre associatif comme pour les psychanalystes ?

J-LB : les psychanalystes sont des gens qui écrivent, publient, se réunissent souvent, et considèrent qu’il y a là une forme de contrôle « entre pairs ». Celui qui accepte de se soumettre à la critique des autres limite les risques de dérive –c’est du moins ainsi qu’ils répondent à cette question de l’évaluation et de l’auto évaluation

Réponse MA : un des problèmes est qu’on est dans une sorte de clandestinité, on ne dit pas qu’on fait du Reiki. Donc on en peut pas se soumettre au contrôle des pairs. Mais finalement on pourrait se passer des symboles, de l’imposition des mains, du discours sur l’énergie c’est « manière de faire une histoire » (geste indiquant qu’il y a tout un habillage). En fait, rares sont les gens qui demandent ce qui va se passer.

 

FM : il est vrai que souvent les gens « n’ont pas envie de savoir ce qui se passe », ils attendent simplement d’être pris en charge

 

FM : comment rentres-tu à l’hôpital ? Comment te présentes-tu ?

Réponse MA : on fait appel à moi. Certains disent même que si j’habitais sur Paris je pourrais travailler régulièrement à l’hôpital. Mon intervention se rapproche un peu de la fonction de bénévole de prison ou d’hôpital (visiteur, voire aumôniers).

 

J-LB : qu’avez-vous comme qualification professionnelle ou validation académique dont vous puissiez vous réclamer pour votre activité ?

Réponse MA : par de formation académique reconnue. Des études littéraires et une formation suivie en Belgique.

J-LB : ne pensez-vous pas qu’il faudrait faire la démarche d’acquérir un savoir reposant sur une validation académique ou universitaire ? Le fait que vous n’ayez par exemple jamais entendu parler de Claude Bernard est quand même un peu préoccupant. Il manque la dimension d’un savoir scientifique dans votre posture professionnelle.

Réponse MA : je pense que des études universitaires ne m’apporteraient rien que je ne sache déjà.

 

J-LB : dommage que nous ne puissions pas parler de la PNL. De quoi s’agit-il exactement ?

Réponse MA : la PNL est utilisée sur plusieurs axes, mais assez souvent dans une visée commerciale ; des cadres de haut niveau s’adressent à moi pour cette technique de développement personnel et aussi d’efficacité professionnelle. Quoi qu’il en soit, ni le temps dont nous disposons ni l’esprit dans lequel je suis venue ici aujourd’hui ne me permettent de faire une présentation appropriée de la PNL. Il faudrait à la rigueur que je puisse revenir.

 

JB : concernant la PNL, il y a un article sur ce sujet sur le site de l’AFIS www.pseudo-sciences.org, tiré du dossier de Sciences et Pseudo-sciences d’août 2000. La PNL a beaucoup à voir avec des techniques d’approche de personnes, de conduite d’entretien ; elle apparaît comme une forme de dérive des Thérapies Cognitives Comportementales (TCC), confinant à la manipulation pure et simple.

 

Réponse MA : la PNL est une « collecte de méthodes d’excellence »

 

La séance est levée à 12h00. M A remercie les personnes présentes de leur écoute, regrette de ne pas avoir pu clarifier autant qu’elle le souhaitait la question de l’évaluation de sa pratique, reconnaît que la chose est difficile car elle-même ne dispose pas des matériaux nécessaires. Néanmoins, elle insiste sur le fait que cette rencontre lui a permis d’entrevoir qu’il y avait là un réel manque, et qu’elle se poserait peut-être à l’avenir de nouvelles questions.

 

 

 

 

 

 

 


 

 


Date de création : 22/09/2007 @ 14:35
Dernière modification : 10/11/2008 @ 11:44
Catégorie : Compte-rendus
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