-« Mémoire contre la religion » Jean Meslier, Curé d’Etrépigny PUF
-« Au cœur de l’intégrisme juif » Emmanuel Haymann, Albin Michel
Pour en savoir plus, vous pouvez écouter le dimanche de 17 à 18h « Cultures d’Islam » sur France Culture, animée par Abdelwahab Meddeb, auteur de nombreux écrits et notamment « Contre-prêches », un grand érudit qui se dit « d’origine musulmane ».
Rappel sur les prochaines séances : sans changement.
Incidemment, explications d’Élie sur la source Q des Évangiles à partir d’une question sur le tableau de Léonard de Vinci (lequel, déjà ? j’ai oublié de le noter ; celui dont on a découvert qu’il avait des études cachées sous la peinture ?)
Discussion : impossible à retransmettre. Certains (une personne en tout cas) est d’avis que la démonstration aboutit à (a pour fonction de ?) justifier des options politiques critiquables. Une autre se demande si la démonstration n’est pas construite pour aboutir aux résultats attendus.
Rappel : Yann Alcan et Pierre Cahuc sont chercheurs à l’Ecole Normale rue d’Ulm, au CEPREMAP (Centre pour la Recherche Economique et ses Applications)
Leur ouvrage : « La société de défiance – Comment le modèle social français s’autodétruit » - Editions ENS Rue d’Ulm. 99 pages, 5€.
Mes excuses à la Zoé en question : je n’ai pas noté son nom de famille ni ses coordonnées pour lui envoyer la présente convocation. Est-ce que la personne qui l’a invitée peut se charger de lui faire suivre, et me communiquer également les coordonnées en question ? J’apprécierais.
A moins que ce ne soit le nom de la fille d’AN, qui a été si sage ?? je suis perplexe.
Deux questions de JF, sur lesquelles je me permettrai de revenir au début de la prochaine séance.
Puis J-Bruno Renard présente son exposé, dont voici ci-après le texte qu’il nous a fait parvenir.
Comment étudier les rumeurs ?
Introduction
Le terme « rumeur » possède deux sens qu’il faut soigneusement distinguer :
– La rumeur comme « bruit qui court ». C’est une information non garantie et non vérifiée. Une information provenant d’une source anonyme et non garantie (bouche à oreille, tract, chaîne de e-mails) est plus douteuse qu’une information qui émane d’une source jugée compétente (autorités, spécialistes, presse), même si ces dernières peuvent aussi se tromper ou nous mentir. Ne pouvant passer notre temps à vérifier personnellement chaque information qui nous parvient, nous sommes obligés de faire confiance. Dans ce premier sens du mot « rumeur », on ne préjuge pas de la véracité du « bruit qui court » et une rumeur n’est pas nécessairement fausse. Certaines « rumeurs » se révéleront exactes et deviendront des informations au sens fort du terme : par exemple la maladie ou la fille cachée d’un Président de la République.
– La rumeur comme « fausse nouvelle », c’est-à-dire comme information fausse. Si, après vérification, un « bruit qui court » se révèle inexact, nous sommes alors en présence d’une « rumeur » au second sens du terme. Il s’agit d’une information fausse à laquelle des gens ont cru ou croient encore. Notre exposé portera sur ces fausses rumeurs.
Les rumeurs peuvent prendre la forme simple d’un énoncé : un sujet X (qu’il s’agisse d’une personne, d’un groupe ethnique ou social, d’un objet matériel, d’un lieu, etc.) est associé à un prédicat Y (état ou action). Par exemple « Telle actrice est malade du Sida » ou « Le four à micro-ondes transforme les aliments en poison ». D’autres rumeurs prennent la forme d’un récit, d’une petite histoire. Ce sont ces rumeurs narratives que l’on appelle « légendes ». Un énoncé rumoral peut aisément se transformer en narration et, à l’inverse, une légende urbaine peut être réduite à une phrase : par exemple « Il y a des alligators dans les égouts de New York » est la forme rumorale du récit légendaire qui raconte comment des alligators se sont retrouvés dans les égouts new-yorkais.
Il ne s’agit pas seulement de distinguer deux formes de rumeurs, mais plus fondamentalement de rapprocher deux courants de recherche : la recherche psychologique et sociologique sur les rumeurs, qui s’est développée depuis la Seconde Guerre mondiale, et la recherche ethnographique sur les récits populaires (contes et légendes), telle qu’elle a été élaborée principalement par les folkloristes français de la fin du XIXe siècle et du début du XXe (Arnold Van Gennep, Paul Sébillot, Pierre Saintyves…). La première approche insiste sur les mécanismes de transformation du contenu des messages et sur le phénomène de diffusion sociale tandis que la seconde met l’accent sur la dimension symbolique et mythologique des rumeurs.
Pour différencier les légendes d’aujourd’hui des légendes traditionnelles, on parlera de « légendes contemporaines », afin d’indiquer qu’il s’agit d’histoires qui prétendent relater des événements récents, dont les protagonistes sont des « contemporains » des narrateurs. Et il s’agit naturellement de notre contemporanéité, c’est-à-dire de l’époque présente. Ou bien on parlera de « légendes urbaines »[1], non parce qu’elles se déroulent nécessairement en milieu urbain, mais pour souligner que ces légendes traitent de la modernité, de nos sociétés techniques et industrielles, dont la ville est emblématique.
Notre exposé comprendra deux parties : une première partie sur les principes de l’étude des rumeurs et une seconde partie qui présentera des études de cas, illustrant notre démarche d’étude des rumeurs.
I. Les deux dimensions de l’étude des rumeurs
1. Montrer le degré de fausseté des rumeurs
Les spécialistes des mythes et des légendes ont fréquemment placé au cœur de leur réflexion le problème de l’origine de ces récits, comme en témoigne le célèbre ouvrage d’Arnold Van Gennep, La Formation des légendes (1910). Mais les légendes et les mythes traditionnels sont souvent très anciens. Ils sont datés de manière approximative, ou même pas du tout, et la distance historique, géographique, culturelle, qui nous sépare de ces récits rend difficile, voire impossible, l’enquête sur leur véracité et l’élucidation de leur origine. Au contraire, les légendes contemporaines naissent sous nos yeux. Le chercheur peut alors enquêter sur la réalité des faits allégués, en s’informant auprès de spécialistes : policiers, journalistes, historiens, médecins, savants, bref tout expert compétent pour établir la réalité de faits et d’événements, en sachant que cette quête est par nature imparfaite et inachevée.
Dans la mesure où une rumeur ou une légende fait état d’une source identifiable, on se doit d’en vérifier l’authenticité. Par exemple l’hôpital de Villejuif dément régulièrement être à l’origine du célèbre tract sur les additifs alimentaires cancérigènes, apparu au milieu des années 1970, qui lui est faussement attribué.
Il convient ensuite d’examiner la réalité des faits présentés dans le récit. Certains faits sont matériellement impossibles, par exemple dans l’histoire dite du « plongeur carbonisé »[2], qui a circulé en France dans les années 1980 :
Sur la Côte d’Azur, après un incendie de forêt, on a découvert un homme carbonisé, vêtu d’une tenue de plongeur, dans un arbre. C’était un avion Canadair qui, en faisant le plein d’eau de mer, l’avait accidentellement aspiré puis lâché au-dessus de la forêt en feu.
Il est impossible qu’un avion Canadair aspire un nageur, en raison de la petite taille de la buse d’aspiration (munie de surcroît d’un grillage).
D’autres faits sont scientifiquement faux. Il est vrai que les idées reçues, en particulier celles qui relèvent de la vie quotidienne, n’intéressent guère la recherche scientifique et font rarement l’objet de vérification. Il aura fallu longtemps pour que l’on découvre que les épinards ne contiennent pas beaucoup de fer ou qu’une petite cuillère mise dans le goulot d’une bouteille de champagne n’empêche nullement les bulles de s’échapper[3] !
L’enquête la plus intéressante consiste à rechercher les événements réels qui sont souvent à l’origine d’une légende ou qui l’ont nourrie. Comme aime à le dire Michel-Louis Rouquette, le dicton « Il n’y a pas de fumée sans feu » est donc vrai, mais le feu n’est pas toujours où l’on croit ! On peut distinguer trois types de transformation des faits en légende : les faits amplifiés, les faits déplacés et les faits reconstruits.
-Les faits amplifiés. De nombreuses rumeurs ou légendes contemporaines sont nées de l’amplification, de l’exagération, de faits réels. Par exemple la légende de l’ouvrier soudeur devenu aveugle en retirant ses lentilles de contact, parce que celles-ci s’étaient accidentellement collées à la cornée de ses yeux[4]. Cette histoire est fausse car les lentilles de contact ne peuvent se coller à la cornée. Une enquête de l’Académie américaine d’ophtalmologie a démontré que cette histoire horrible avait pour origine un incident réel mais bénin. En 1967, un ouvrier soudeur de l’usine Bethlehem Steel à Baltimore fut blessé aux yeux par l’explosion d’un disjoncteur. Il portait des lentilles de contact. Les lésions cornéennes observées par les médecins étaient la conséquence en partie du souffle de l’explosion et en partie du port prolongé des verres de contact après l’accident. L’ouvrier récupéra une vision normale au bout de quelques jours. On peut penser que cet incident eut un fort impact émotionnel en milieu ouvrier, principalement chez les responsables syndicaux soucieux de la sécurité dans le travail. L’événement se transforma en légende par réduction de la cause de l’accident – il n’y a plus explosion, mais situation ordinaire de travail et imperceptibilité de l’atteinte oculaire – et corrélativement par amplification des lésions subies par l’ouvrier : le léger traumatisme de la cornée est devenu cécité.
-Les faits déplacés. Un fait réel et notable est déplacé vers un contexte qui n’est pas le sien. Dans les années 1970-1980, les rumeurs de lâchers de vipères[5] relèvent de ce type de faits déplacés. À l’origine, on trouve des cas réels de laboratoires pharmaceutiques qui, obéissant aux nouvelles réglementations de protection de la nature (loi de 1976), relâchent des vipères, souvent sur les lieux mêmes des captures, après prélèvement du venin nécessaire à la fabrication des vaccins. Ou bien ce sont des cas isolés d’amis des animaux qui déménagent quelques dizaines de reptiles depuis un terrain destiné à la construction jusqu’à des lieux plus favorables, quelques kilomètres plus loin. Ce qui n’était donc que des modestes « relâchers » de vipères devinrent bien vite, dans l’imaginaire collectif, des « lâchers » de grande envergure. Dans l’esprit des chasseurs et des paysans, ces opérations étaient attribuées à des groupes d’écologistes ou au récent Ministère de l’Environnement. Les grands moyens étaient utilisés puisque la rumeur parlait d’avions et d’hélicoptères non identifiés d’où étaient jetés ou parachutés des boîtes ou des sacs remplis de vipères. Ces lâchers aériens sont invraisemblables puisque les reptiles n’auraient pas survécus au choc en atteignant le sol.
-Les faits reconstruits. Dans ce dernier type, la légende naît de la reconstruction d’un ou plusieurs événements en un scénario dont la structure relève d’une légende type déjà présente dans l’imaginaire collectif. À la mi-décembre 1983, une dépêche AFP de Marseille informait qu’un enfant était mort dans un hypermarché d’Aubagne, piqué par un serpent dissimulé dans un ours en peluche fabriqué à Taïwan. Une histoire semblable courait à Nice, où c’est un scorpion qui était caché dans le jouet en peluche. Les journaux qui publièrent ces informations durent les démentir car elles se sont révélées inexactes. Mais, à la même époque, la Direction de la Consommation et les groupements de défense du consommateur alertaient l’opinion contre un ours en peluche fabriqué en Chine populaire qui pouvait être dangereux pour de jeunes enfants en raison du produit toxique contenu dans le sachet antimite qui l’accompagne et du risque de blessure par les agrafes fixant sa tête. La rumeur d’Aubagne a donc transformé le produit toxique en venin et les dangereuses agrafes en crochets de serpent. L’histoire se structurait ainsi selon le modèle caractéristique de la série dite des « serpents de grand magasin »[6]. Cette série, qui s’est développée aux États-Unis puis en France dans les années soixante-dix et quatre-vingt, présente des récits ayant même structure : une marchandise exotique bon marché (fruit, plante, objet) dissimule un animal dangereux (serpent, scorpion, araignée) qui s’attaque à une personne vulnérable (enfant, femme).
Le mécanisme de reconstruction des faits reproduit au niveau narratif un phénomène psychologique classique qui fait que l’on complète inconsciemment une forme incomplète (Gestalttheorie). L’imaginaire donne à des éléments dispersés et incohérents une cohérence, une « bonne forme », qui prend pour modèle un récit type fonctionnant comme « structure d’accueil ». Par exemple, il suffit que l’on parle de silhouette animale entrevue dans la nuit, d’empreintes mystérieuses, de grognements inquiétants, pour qu’émerge une affaire de Bête, même si chacun de ces éléments est indépendant des autres et peut être réduit à une explication banale. Beaucoup de légendes fantastiques obéissent à ce mécanisme : une série de confusions perceptives s’organise en récit d’atterrissage de soucoupe volante, des incidents maritimes sont interprétés au travers de la « grille de lecture » du Triangle des Bermudes, etc.
Enfin, entre les éléments vrais et les éléments faux, il y a le vaste champ du vraisemblable. Il n’est pas impossible qu’un enfant se soit fait piquer par un serpent caché dans un régime de bananes au rayon d’un supermarché, ou qu’un consommateur ait découvert un doigt coupé dans son pain, ou une consommatrice une souris au fond de sa bouteille de soda, ou encore qu’une dame ait fait sécher son caniche dans le four à micro-ondes. Mais la fréquence des récits est telle qu’elle ne peut correspondre à la fréquence d’un événement réel dont la probabilité est très faible. Par ailleurs, la crédibilité des rumeurs alarmistes s’appuie sur des cas réels : des produits qui se sont révélés nocifs – et qui n’avaient généralement pas fait l’objet de rumeurs ! – tels que l’amiante, la peinture au plomb, des médicaments comme la Thalidomide ou le Distilbène, justifient les rumeurs de substances dangereuses, l’existence de vrais virus informatiques rend vraisemblables les rumeurs de faux virus et la réalité du terrorisme rend vraisemblables les rumeurs d’attentats.
2. Comprendre pourquoi des gens croient à des fausses rumeurs
Il ne suffit pas de montrer qu’une rumeur ou une légende est fausse, il faut encore comprendre pourquoi des gens croient à des choses fausses. On le fera par l’étude du milieu social de diffusion et par l’interprétation symbolique de la rumeur.
L’étude de la diffusion sociologique repère les milieux et les groupes sociaux où circule telle ou telle légende. Il apparaît que, si tout le monde croit à des légendes contemporaines, tout le monde ne croit pas aux mêmes légendes. Ainsi les rumeurs de lâchers de vipères et d’avions casseurs de nuages sont plus caractéristiques du milieu rural, l’histoire de l’ouvrier soudeur rendu aveugle a été largement diffusée dans les entreprises industrielles. La diffusion sociologique obéit au principe de l’implication[7], c’est-à-dire que l’on adhère d’autant plus facilement à une information ou à un récit que l’on éprouve le sentiment d’être concerné. C’est pourquoi il y a des « légendes professionnelles », qui ont succédé au folklore des métiers, autrement dit des anecdotes associées à un type d’activité. On s’intéressera aussi aux leaders d’opinion qui jouent un rôle déterminant dans la diffusion de rumeurs et de légendes au sein d’un milieu. L’histoire de l’ouvrier soudeur rendu aveugle a été exploitée par les syndicats d’ouvriers. L’étude sociologique des rumeurs et des légendes révèle le rôle prédominant des « minorités actives »[8], ces groupes associatifs qui défendent des intérêts de toutes sortes. Il leur arrive de diffuser – et parfois même de créer, sans toujours s’en rendre compte – des informations fausses et des récits imaginaires pour la seule raison qu’ils vont dans le sens de leurs idées. Il en est pour les rumeurs et les légendes comme pour les croyances aux idées fausses ou douteuses. Ainsi que l’a bien montré Raymond Boudon[9], on y adhère non pas tant à cause de nos pulsions archaïques ou de notre irrationalité qu’à cause d’une rationalité subjective, à cause des « bonnes raisons » que nous avons de croire. Par exemple les histoires qui mettent en garde contre les dangers cachés des nouvelles technologies sont privilégiées par les mouvements de défense des consommateurs, les rumeurs de dégradation de l’environnement sont répercutées par les groupes écologistes, les légendes d’accidents du travail sont exploitées par les syndicats ouvriers, la croyance aux signes sataniques cachés dans les objets du monde moderne sont l’apanage des groupes religieux fondamentalistes.
Concernant l’interprétation, les rumeurs et les légendes urbaines cumulent deux niveaux de signification : le niveau sociologique et le niveau mythologique.
Le niveau sociologique est celui de la critique sociale et morale que véhicule le récit. Des individus ou des objets sont désignés comme dangereux, des comportements sont jugés comme condamnables. La légende contemporaine est toujours une « histoire exemplaire », selon l’expression de Véronique Campion-Vincent. Elle est racontée non pas tant parce qu’elle est crue vraie que parce qu’elle délivre une morale, une leçon, à laquelle adhèrent plus ou moins consciemment les narrateurs du récit. Il arrive que des locuteurs tirent parfois eux-mêmes la morale de l’histoire. Mais le plus souvent cette morale est implicite, et nécessite donc un travail d’interprétation, d’herméneutique, de la part du chercheur. Le langage symbolique utilisé par la légende permet d’exprimer de manière détournée des sentiments dont l’expression directe est censurée par la société (vengeance, xénophobie, fantasmes sexuels, etc.). Cette même fonction est remplie d’une autre façon par les histoires drôles. Le langage symbolique permet aussi de parler concrètement de situations préoccupantes dont la formulation abstraite, rationnelle et intellectuelle, est difficile ou impossible : crise économique, crise des valeurs, mutations politiques et sociales, évolution technique, etc. Souvent, les légendes urbaines exploitent le thème de la justice immanente : des individus sont punis par les conséquences mêmes de leurs mauvaises actions. La morale des rumeurs et des légendes urbaines est fréquemment conservatrice, voire même xénophobe, mais il existe aussi des récits qui critiquent le racisme, l’ordre moral et l’obsession insécuritaire[10]. Même si les récits sont innombrables, la thématique des rumeurs et des légendes urbaines est limitée : les nouvelles technologies, les étrangers, la nature sauvage, la violence urbaine, l’évolution des mœurs et le surnaturel. Les rumeurs sont des histoires fausses qui évoquent des problèmes réels.
Au niveau mythologique, la rumeur ou la légende réactive des motifs symboliques anciens, déjà présents dans des récits populaires du passé (contes, légendes traditionnelles, mythes). Les légendes contemporaines apparaissent alors comme une modernisation de motifs immémoriaux appartenant au patrimoine du folklore narratif de l’humanité : les histoires de fauves dans nos campagnes ou dans nos villes prolongent les légendes de Bêtes terrifiantes ; les agresseurs de la violence urbaine sont les successeurs des loups-garous d’antan et les étrangers se voient attribuer les caractéristiques des êtres fantastiques du folklore traditionnel. C’est pourquoi les spécialistes des légendes urbaines trouvent des ressources inépuisables dans des ouvrages sur l’imaginaire collectif ou dans des index de motifs folkloriques comme celui de Stith Thompson[11]. Paradoxalement, tout se passe comme si ces motifs intemporels étaient particulièrement aptes à exprimer symboliquement des problèmes d’aujourd’hui.
II. Études de cas
1. Les alligators dans les égouts de New York
La rumeur de la présence d’alligators dans les égouts de New York est universellement connue. Dans les années 1960, une rumeur s’était installée qui prétendait que des alligators vivaient dans les égouts de New York. La légende expliquait leur présence en racontant comment des familles de New Yorkais étaient allées en Floride, avaient acheté un petit alligator pour leur enfant comme animal de compagnie mais le saurien, devenu encombrant, avait été jeté dans les toilettes et s’était retrouvé dans les égouts où il a survécu. Dans des variantes de la légende, on précise que les alligators ont une taille énorme, dans un milieu où ils peuvent prospérer, et que, à cause de l’obscurité, ils sont devenus aveugles et albinos.
La légende est fausse : les égoutiers rencontrent des rats mais pas des alligators. Pour les zoologues, la survie de sauriens dans le milieu pollué des égouts est très invraisemblable. Et ne parlons pas du fait qu’ils « deviennent » albinos alors que l’albinisme est une anomalie génétique.
On sait moins qu’il y a des faits réels à l’origine de cette légende. En 1935, comme en témoigne un article du New York Times du 10 février, un groupe de jeunes de la 123e Rue capturèrent un petit alligator qui s’était réfugié à l’entrée d’une bouche d’égout de la Harlem River. À la même époque, d’autres alligators furent retrouvés à New York dans les fleuves Bronx ou East River, et même l’un d’eux dans une station de métro de Brooklyn. Ces faits sont aisément explicables : des sauriens échappés de zoos ou de transports d’animaux se sont dirigés naturellement vers l’eau, puis vers des cachettes dans les berges ou les lieux souterrains. Tous ces alligators ont été capturés un à un. Un événement semblable s’est produit à Paris : en mars 1984, un petit crocodile de 80 cm s’est échappé de l’un des magasins animaliers du Quai de la Mégisserie et s’est réfugié dans la Seine à l’entrée d’une bouche d’égout. Capturé et baptisé « Lacoste », il est devenu le fleuron de l’aquarium de Vannes où il a été transféré en 1992.
Sur le plan symbolique, l’histoire exprime le retour de la nature sauvage, au cœur même de la modernité la plus poussée. Les alligators, perçus comme des animaux agressifs et archaïques, font antithèse avec la ville la plus moderne du monde (cf. aussi King Kong). C’est un rappel de l’impossibilité humaine à dominer totalement la nature sauvage. La légende est aussi une mise en scène de la vengeance des animaux mal traités. La légende évoque également l’inhumanité des grandes villes, la violence urbaine, en prenant au pied de la lettre la métaphore de « la jungle urbaine » et en peuplant la cité d’animaux féroces qui symbolisent les hommes malveillants, riches patrons ou délinquants des rues, qui s’attaquent aux faibles. Enfin, la légende des alligators dans les égouts réactive en le modernisant le motif mythologique du dragon dans la caverne, symbole archétypal de l’adversaire dangereux et caché. Dans la mythologie égyptienne, le crocodile représente le mal, l’obscurité ; il est percé par le harpon du dieu solaire Horus. Selon l’égyptologue Christiane Desroches Noblecourt, cette figuration a été christianisée dans l’image de saint Georges à cheval, transperçant de sa lance le dragon, symbole du démon[12].
2. La jeune femme qui voulait bronzer
Brunvand[13] a recueilli ce récit, qui circulait aux États-Unis à la fin des années 1980 :
Une jeune femme qui désire un bronzage rapide réussit à obtenir des séances supplémentaires et rapprochées de lampe à bronzer dans un institut de beauté. Elle est resplendissante mais, assez vite, elle se sent mal. Elle consulte alors un médecin qui lui annonce que ses entrailles ont été cuites à la suite d’expositions trop prolongées aux rayonnements UVA de la lampe à bronzer. La jeune femme meurt à l’hôpital.
Selon les variantes, la jeune femme veut être bronzée pour sa première apparition sur la plage lors de ses vacances d’été, ou bien elle veut plaire à son petit ami, ou encore elle va se marier et se fait une beauté pour les noces. Elle ruse pour obtenir des séances supplémentaires de bronzage : par exemple on raconte qu’elle s’inscrit simultanément dans plusieurs instituts de beauté. Parfois, lorsqu’elle commence à se sentir mal, une mauvaise odeur persistante se dégage de son corps, et douches et parfums n’y changent rien. Les récits donnent aussi des détails morbides sur l’issue fatale : la jeune femme souffre de douleurs atroces, elle devient aveugle, elle n’a plus que quelques jours à vivre.
Le fait relaté est médicalement impossible. Une dose excessive de bronzage artificiel produirait simplement des brûlures de la peau, comme des coups de soleil ordinaires. L’idée que les rayons ultraviolets puissent chauffer les organes internes provient d’une confusion avec les micro-ondes, qui réchauffent en effet de l’intérieur vers l’extérieur. On notera aussi l’invraisemblance d’une cuisson interne qui serait indolore. Si elle était exacte, elle se traduirait par la mort immédiate de la victime, dont les organes vitaux seraient détruits.
L’émergence de cette légende s’explique par le changement d’attitude du grand public à l’égard des UVA dans les années 1980, changement consécutif aux découvertes scientifiques montrant que les UVA peuvent être aussi dangereux que les UVB. Voici ce que déclare Gérard Lang[14], chimiste dans une grande entreprise de produits de beauté :
« Au point de départ, il y a eu cette prise de conscience par les photobiologistes et les dermatologues des dangers représentés par les UVA. Cela remonte à une quinzaine d’années. Jusqu’alors, on ne se préoccupait que des UVB, les “rayons qui brûlent”, et les UVA étaient considérés comme les “bons rayons”, ceux qui bronzent. Conséquence : on se protégeait des UVB, on ne brûlait pas et on encaissait des doses énormes d’UVA. Et l’on s’est mis à constater l’apparition de toutes sortes de dégâts : élastose solaire, vieillissement accéléré, intolérance et autres réactions cutanées. Accusés : les UVA qui non seulement traversent l’épiderme et pénètrent jusqu’au derme, mais en plus potentialisent les méfaits des UVB avec des conséquences allant jusqu’au cancer. On a donc commencé à travailler très sérieusement sur les UVA. [...] Dans les années 1980 sont apparus les premiers filtres spécifiques des UVA. »
L’imaginaire collectif a exprimé cette peur nouvelle des UVA dans une histoire où les dégâts cutanés irréversibles, parfois même cancéreux, ont été symbolisés par la cuisson des organes internes, dans une figure de rhétorique chère aux légendes contemporaines : le comble.
La structure thématique de l’histoire est simple : derrière la beauté apparente, il y a l’horreur cachée. On peut retrouver ce motif dans de nombreuses légendes urbaines qui dévoilent la réalité cachée.
On est donc amené à s’interroger sur la signification de cette histoire.
Sur le plan de la critique sociale, le récit met en garde contre les techniques nouvelles, particulièrement les appareils émettant des ondes. C’est le cas des rumeurs et des légendes sur les fours à micro-ondes, les lignes à haute tension, le téléphone cellulaire, etc. La jeune femme est punie pour avoir utilisé des méthodes artificielles là où la nature – le soleil – peut rendre le même service.
La légende est une parabole morale où la jeune femme est punie pour sa coquetterie. On peut penser aux Vanitas des XVIe et XVIIe siècles, ces tableaux qui représentent une jeune femme en train de se coiffer devant un miroir tandis que le diable ou la mort se tient derrière elle. Il est significatif qu’aucune variante de la légende ne mette en scène un homme.
La jeune femme subit les foudres de la justice immanente puisqu’elle est punie par les conséquences de son propre comportement condamnable.
Sur le plan de l’analyse mythologique, on peut trouver un antécédent médiéval dans un motif iconographique et littéraire de la fin du Moyen Âge : Frau Welt ou « Dame Monde » est une jolie jeune femme dont le dos est pourri et couvert d’ulcères. Ainsi, une statue du portail sud de la cathédrale de Worms (XIIIe siècle), en Allemagne, représente une belle dame, bien habillée, gracieuse et souriante, aux pieds de laquelle se tient un chevalier amoureux : si l’on regarde derrière la statue, on découvre que le dos de la dame est rongé par les vers et n’évoque que pourriture. Cette allégorie a été étudiée par le psychiatre Wolfgang Lederer dans son ouvrage Gynophobia ou la peur des femmes[15]. À l’opposition beauté devant / hideur derrière a été substituée l’opposition beauté dehors / hideur dedans.
Dans une variante de la légende de « la jeune femme qui voulait bronzer », le médecin déclare à la jeune femme : « Vous vouliez ce bronzage artificiel mais maintenant vous le payez, car vous êtes en train de pourrir de l’intérieur, et en définitive vous mourrez de ce pourrissement »[16]. On ne peut comprendre cette équivalence entre les organes cuits et les organes pourris que si l’on se souvient du motif médiéval.
La référence aux travaux de Claude Lévi-Strauss[17] apporte un éclairage supplémentaire. On sait que, pour l’éminent ethnologue, le Cru, le Cuit et le Pourri forment une structure triangulaire. Le Pourri et le Cuit symbolisent tous deux la Mort, par opposition au Cru, qui est la Vie. Mais tandis que le Pourri est une transformation naturelle du Cru, une Mort par la Nature (la signification symbolique du motif médiéval – mis à part son aspect misogyne – est que la Mort est à l’œuvre dans la Vie et dans le Monde), le Cuit est une transformation culturelle du Cru, une Mort par la Culture. Une mort qui, dans nos légendes modernes, atteint les organes mêmes qui donnent la vie : les entrailles de la femme. Cette parabole de la mort causée par la culture traduit donc bien le message fondamentalement anti-technologique de la légende de la femme cuite aux UVA.
3. Les décalcomanies au LSD
En 1988, des tracts ont largement circulé en France[18]. Ils alertaient les parents que des décalcomanies à lécher, destinées aux enfants et représentant des personnages de dessins animés (Mickey, Superman, Snoopy) ou des motifs géométriques (étoiles bleues), contiennent du LSD et même de la strychnine. [Lire le tract].
La rumeur des décalcomanies au LSD est fausse pour sept raisons :
- Le LSD n’est pas mortel pour l’être humain. Il n’y a pas d’overdose de LSD. L’expression « trip mortel » ne signifie donc rien.
- Le LSD ne traverse pas les pores de la peau. Même le léchage serait insuffisant. Pour que le LSD soit actif, il faut l’avaler.
- Les procédés de distribution sont une absurdité commerciale : soit les décalcomanies sont gratuites, soit elles coûtent le prix de décalcomanies ordinaires, et dans les deux cas les trafiquants sont déficitaires. Ce n’est pas non plus une méthode pour rendre « accro » les enfants car le LSD ne crée pas de dépendance.
- L’idée que l’on donnerait du LSD aux enfants pour s’amuser de leurs réactions est invraisemblable dans le cadre de la culture LSD (idéologie hippie) où cette substance est une expérience psychique volontaire.
- Le prétendu support du LSD est décrit dans des termes flous et changeants : tatouages, timbres, stickers, décalcomanies, autocollants, etc. Aucune preuve matérielle, aucune photo de ces décalcomanies n’a été fournie.
- Il n’y a eu aucune saisie de ces décalcomanies au LSD et aucun cas d’intoxication d’enfant par du LSD n’a été signalé dans les hôpitaux, dans quelque pays que ce soit.
- Cette alerte au LSD intervient à une époque où l’usage de cette drogue est au plus bas.
On doit à Jan Harold Brunvand[19] d’avoir découvert la source de ce tract et de ses multiples variantes. En 1980, la police du New Jersey saisit un stock de LSD constitué de feuilles de papier buvard – support traditionnellement utilisé – sur lesquelles était imprimée, à de nombreux exemplaires, l’image de Mickey « apprenti sorcier ». Ces motifs répétés constituent pour les fabricants et les adeptes du LSD une sorte de « marque de commerce » en même temps qu’un moyen pour indiquer le nombre et l’emplacement des doses de drogue qui imprègnent le buvard. Une circulaire du Bureau des narcotiques de la police du New Jersey informa de cette saisie et donna une description écrite et imagée des feuilles de LSD. La première phrase de la circulaire était celle-ci : « Attention. Les enfants sont susceptibles de prendre ce type de dessin imprimé pour un tatouage-transfert. » La rumeur est née lorsque des personnes ayant eu connaissance de la note de police sont passées de l’idée exacte qu’un conditionnement de LSD ressemblait à des tatouages pour enfants à l’idée fausse que des tatouages pour enfants contiennent du LSD. On a ainsi glissé métaphoriquement de la ressemblance à l’identification.
La peur de la drogue, principalement pour nos enfants, et la peur des trafiquants ont suscité cette transformation des faits réels en rumeur. La méconnaissance des conditionnements du LSD et l’incompréhension des parents devant l’invasion d’images de toutes sortes que les enfants rapportent à la maison a rendu vraisemblable la rumeur. Elle a circulé dans les milieux concernés par la santé des enfants : mères d’enfants scolarisés dans le primaire, proviseurs d’écoles, maires, médecins, responsable de l’hygiène et de la sécurité dans les entreprises. À l’époque de la diffusion du tract, mes étudiants n’en avaient pas entendu parler, sauf ceux qui avaient des frères et sœurs en école primaire.
La rumeur évoque le motif mythologique du monde enfantin derrière lequel se cache l’horreur. Les décalcomanies au LSD sont un avatar moderne du « cadeau empoisonné » des contes et légendes traditionnels tandis que les trafiquants sont des formes modernes des sorciers malveillants : pensons à la pomme donnée à Blanche-Neige par la sorcière, à la maison en friandises de la sorcière dans le conte Hansel et Gretel, au parc d’attraction qui transforme les enfants en ânes dans Pinocchio.
4. Les rumeurs de vols d’organes
La légende contemporaine des vols d’organes a été étudiée par Véronique Campion-Vincent[20]. On peut repérer trois types de récits de vols d’organes :
« Les bébés en pièces détachées ». À la fin des années 1980, des rumeurs sud-américaines prétendaient que des enfants d’Amérique latine, sous prétexte d’adoption par des Occidentaux, étaient enlevés, puis tués et dépecés pour le commerce des greffes d’organes dans les pays riches.
« Les voleurs d’yeux ». On prétendait aussi que des enfants sud-américains étaient enlevés et qu’on leur prélevait la cornée de leurs yeux, ou un rein, avant de les libérer. Ces organes étaient destinés à de riches malades occidentaux en attente de greffe. Des films documentaires sensationnalistes, comme le reportage de Marie-Monique Robin, Voleurs d’organes (1993, devenu Voleurs d’yeux dans la version diffusée sur M6 en janvier 1995), accréditèrent ces rumeurs.
« Le rein volé ». Début 1990, ont circulé en Occident des histoires de touristes ou d’hommes d’affaires européens ou américains, en voyage dans des pays étrangers (Turquie, Amérique du sud, pays de l’Est, Inde), qui sont séduits puis drogués par une jeune femme rencontrée dans un bar et qui reprennent conscience dans leur chambre d’hôtel avec des pansements et une cicatrice révélant qu’on leur avait prélevé un rein. Des variantes de ces légendes les situent dans des grandes villes des pays occidentaux.
La fausseté de ces légendes réside d’abord dans l’absence de preuves. Aucun fait incontestable de vol d’organe n’a été attesté. Lorsqu’une piste est suivie, elle aboutit à une autre conclusion qu’un vol d’organes : ainsi dans le cas du petit aveugle colombien Jeison, traité dans le film de Marie-Monique Robin, les ophtalmologues qui ont examiné l’enfant ont conclu à une maladie dégénérative et non à une mutilation. L’idée d’un réseau de criminels ne laissant nulle trace est invraisemblable. En second lieu, tous les spécialistes des greffes sont très sceptiques concernant ces rumeurs. Ils rappellent les grandes contraintes techniques qui entourent ces opérations chirurgicales : l’équipement et le personnel compétent nécessaires pour le prélèvement, le problème de la conservation des organes, enfin la question de leur compatibilité avec les malades en attente de greffes. Dans le cas particulier de la cornée, celle-ci est un tissu que l’on peut aisément prélever post mortem mais dont le prélèvement sur une personne vivante est médicalement impossible.
Trois séries de causes réelles, liées à la pauvreté de pays d’Amérique du Sud, ont rendu crédible ces légendes : le trafic d’organes (aggravé par le fait que des individus démunis ont réellement vendu un de leurs reins), l’adoption d’enfants sud-américains par des riches étrangers, enfin les disparitions d’enfants, souvent tués par la violence des rues ou la violence politique. La légende a amalgamé ces faits indépendants sous la pression d’idéologies et de résurgences mythologiques.
Les légendes de vol d’organes ont été largement diffusées par les mouvements tiers-mondistes parce qu’elles correspondaient à leur idéologie de dénonciation de l’exploitation des pays pauvres par les pays riches. Elles trouvent aussi leur crédibilité dans la peur d’une « médecine cannibale », selon l’expression de David Le Breton[21], telle qu’elle est possible aujourd’hui grâce aux progrès foudroyants de la chirurgie et des greffes d’organes (cœur, cœur-poumon, main, visage, etc.).
Sur le plan mythologique, les légendes de vols d’organes réactualisent et modernisent un motif universel, celui de l’utilisation magique du corps d’autrui. Au cours de l’histoire, on a périodiquement prétendu que des jeunes enfants étaient enlevés et tués par des groupes malfaisants : depuis les accusations de crimes rituels et de cannibalisme à l’encontre des chrétiens, des juifs ou des sorcières, jusqu’aux accusations d’utilisation du sang d’enfant pour guérir des aristocrates malades, sous l’Ancien Régime. Dans un article consacré aux croyances superstitieuses concernant les images, le folkloriste Paul Sébillot relate les propos tenus par un prince mongol à un voyageur russe au début des années 1870 :
« Je sais comment la photographie se pratique : on enferme dans la boîte une liqueur extraite des yeux humains, et c’est pour cela que les missionnaires de Tien-Dzin crevaient les yeux des jeunes enfants : aussi le peuple s’est soulevé contre eux, et plusieurs ont été massacrés. »[22]
Ce sont aussi les rumeurs qui accusent les sorciers ou les Européens d’utiliser à toutes sortes de fins la graisse, le sang ou toute autre partie du corps de leurs victimes. Au Pérou, des rumeurs récurrentes depuis le XVIe siècle accusent les colonisateurs d’utiliser la graisse humaine pour les médicaments ou pour lubrifier des machines. En Tanzanie, dans les années 1960, des Africains accusèrent les Européens d’égorger des indigènes pour récupérer leur sang, afin de fabriquer des « pilules rouges » nécessaires aux Blancs pour survivre en Afrique.
5. Les vérins hydrauliques de la tour Eiffel
L’exemple des vérins hydrauliques de la tour Eiffel est une intéressante légende technique[23]. Cette légende prétend que des vérins hydrauliques – appareils permettant de soulever des poids très importants sur une faible course – sont placés sous les quatre piliers de la tour Eiffel afin de conserver la verticalité et la stabilité de la tour, en compensant les déplacements dus au vent violent ou aux tassements de terrain. Cette rumeur est tenace puisque l’Encyclopédie Quid de 2003 doit encore démentir cette croyance.
Lors de la construction du premier étage de la tour, 16 vérinshydrauliques, d’une puissance de 800 tonnes chacun, sur une course de 9,5 cm, furent placés sous les quatre piliers pour ajuster au même niveau les charpentes métalliques et assurer l’horizontalité de la plate-forme. Puis ils furent retirés et remplacés par des cales métalliques. Cette étape importante, sur les plans technique et symbolique, eut lieu le 7 décembre 1887 : elle fut largement saluée par la presse de l’époque, qui en fit un événement. L’usage passé des vérins hydrauliques pour la construction est devenu présence actuelle des vérins pour la conservation du monument. C’est typiquement une rumeur née de faits déplacés. À cela s’est ajouté un glissement métaphorique : les machineries hydrauliques, situées sous les piliers est et ouest de la tour et destinées au fonctionnement des ascenseurs hydrauliques depuis 1899 (modernisés en 1986 mais encore utilisés aujourd’hui) ont été assimilées aux fameux vérins par des esprits peu au fait des procédés techniques.
On trouve une amusante littérarisation de cette légende technique dans un épisode du roman de Gilbert Cesbron, Notre prison est un royaume (1948). Des lycéens en visite à Paris échappent à leur éducateur et, malgré l’écriteau « Interdit au public », pénètrent sous le pilier nord de la tour Eiffel dans l’antre du « maître des vérins », chargé de surveiller les oscillations de la tour et de les corriger. L’ironie veut que ce soit un ivrogne titubant qui occupe cette fonction, d’où la peur panique des lycéens qui s’enfuient par crainte de la chute du monument ! Dans une bande dessinée de 1974, Une deuxième Babel, due au Hollandais Joost Swarte, l’auteur imagine dans le Paris de l’entre-deux-guerres la construction secrète d’une tour, plus haute que la tour Eiffel et l’Empire State Building réunis, reposant sur des élévateurs hydrauliques qui la feraient émerger du sol parisien pour l’Exposition universelle de 1937. Ces usages littéraires donnent la clé de quelques motifs mythologiques qui se trouvent derrière la légende des vérins de la tour Eiffel : celui du monument géant mais fragile (héritier de la tour de Babel) et celui du savant ou du technicien « maître de la machine » (mais parfois peu maître de son esprit comme les savants fous Robur le conquérant ou le capitaine Nemo).
Conclusion : Comment combattre les fausses rumeurs ?
On peut distinguer 5 stratégies possibles de lutte contre les rumeurs. On peut parfois les cumuler. Chaque situation de crise est différente et implique une stratégie particulière.
1. Le silence. Attendre un point de non-retour du contenu de la rumeur. Ex : Rumeur Adjani fin 1986-début 1987, Isabelle Adjani a attendu d’être déclarée morte par la rumeur. Ses apparitions publiques étaient alors uns preuve évidente de la fausseté de la rumeur.
Attendre que les événements démentissent la rumeur. Ex : Rumeur d’attentat pour tel jour, prophétie de fin du monde, rumeur du Big Bug de l’an 2000.
Mais risque des effets immédiatement néfastes de la rumeur (panique).
2. La poursuite judiciaire. La ou les victimes de la rumeur portent plainte ou menacent de porter plainte pour diffamation, trouble de l’ordre public, diffusion de fausses nouvelles, etc.
Ex : Rumeur Adjani. Peut avoir un effet par la peur d’avoir à payer une amende.
3. Le démenti. Anti-rumeur. Lutter contre le feu par l’eau. Communiqué de presse. Dire pourquoi la rumeur est fausse.
Mais :
- Le démenti est souvent plus discret que la rumeur (ex : entrefilet dans la presse). Il ne circule pas assez.
- Effet boomerang. Ex : Démenti de la brigade des stupéfiants dans la rumeur des décalcomanies au LSD (septembre 1988).
- Effet créateur. Ex : Rumeur Adjani, démenti au journal télévisé de TF1 le 18 janvier 1987.
Avant le démenti
Après le démenti
Effectifs
%
Effectifs
%
Personnes informées
15 millions
26 % de la population totale
48,5 millions
85 % de la population totale
dont personnes croyant en la rumeur
3,5 millions
23 % des personnes informées
ou 6 % de la population totale
13 millions
27 % des personnes informées
ou 23 % de la population totale
La proportion de croyants sur le nombre de personnes informées reste relativement stable (23~27 %), mais en raison de l’accroissement du nombre de personnes informées, l’effectif des croyants a été multiplié par ± 4 (de 3,5 à 13 millions).
- Effet rabat-joie. On casse le plaisir de la rumeur. La « douche froide ».
- Le démenti porte sur la forme, non sur le fond. Il porte sur le symptôme social, non sur la cause qui l’a suscité. Ex : Rumeur décalcomanies au LSD : les parents ont peur de la drogue dans les établissements scolaires. Peur fondée.
4. L’explication. Dire pourquoi les gens croient à des choses fausses. Mettre le doigt sur le phénomène de l’implication. Travail pédagogique. Ex : Attitude du journal Libération, intérêt pour les rumeurs et les faits divers comme symptômes du social.
Couplé au démenti, peut être efficace mais pas auprès des plus croyants (on leur enlève des preuves de leurs croyances. Ex : vols d’organes, snuff movies).
5. La contre-rumeur. Lutter contre la rumeur par la rumeur (lutter contre le feu par le feu, contre-feu). L’image d’une rumeur, et donc des diffuseurs de cette rumeur, est défavorablement changée par une nouvelle rumeur, qui finit par éteindre la première.
Ex : Rumeur d’Orléans (1969). Elle aurait été lancée par des groupuscules néo-nazis. Les gens ne diffusent plus la rumeur de peur d’apparaître comme des néo-nazis.
Ex : Néron et l’incendie de Rome (64 ap. J.-C.). Néron était accusé par la rumeur publique : en retour, il a amplifié la rumeur qui accusait les chrétiens. Probablement, Néron comme les chrétiens étaient innocents de cet incendie, vraisemblablement d’origine accidentelle.
Stratégie efficace, mais déontologiquement discutable !
Bibliographie sommaire sur les rumeurs et les légendes urbaines
ALDRIN Philippe, Sociologie politique des rumeurs, Paris, PUF, 2005.
BOUVET Jean-François (dir.), Du fer dans les épinards et autres idées reçues, Paris, Éditions du Seuil, 1997.
BRUNVAND Jan Harold, Encyclopedia of Urban Legends, New York, Norton, 2002 (1re éd. 2001).
CAMPION-VINCENT Véronique,La Légende des vols d’organes, Paris, Les Belles Lettres, 1997.
Communications, n° 52 (« Rumeurs et légendes contemporaines », sous la direction de Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard), novembre 1990, Paris, Éditions du Seuil.
Il a cité également deux ouvrages qui ne sont pas à proprement parler de la bibliographie « rumeur et légendes urbaines » mais qui peuvent intéresser certains :
Raymond Boudon « L’art de se persuader des idées douteuses, fragiles ou fausses ». Seuil.
Gilbert Cesbron : « Notre prison est un royaume » (visite des piliers de la Tour Eiffel)
+ deux publications :
Le Point-Historia Hors série : « Cent idées reçues en histoire »
Ça m’intéresse : « 365 jours pour combattre les idées reçues » Editions Play Bac
[1] Traduction littérale de l’expression « urban legends » largement utilisée aux États-Unis depuis le début des années 1980, en particulier sous l’impulsion de Jan Harold Brunvand.
[2] Cf. Jean-Noël Kapferer, Rumeurs. Le plus vieux média du monde, Paris, Éditions du Seuil, 1990 (2e éd.), pp. 41-42.
[3] Jean-François Bouvet (dir.), Du fer dans les épinards et autres idées reçues, Paris, Éditions du Seuil, 1997.
[4] Jean-Noël Kapferer, Rumeurs, op. cit., pp. 86-88. Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard, Légendes urbaines. Rumeurs d’aujourd’hui, Paris, Payot, 2002 (1re éd. 1992), pp. 233-241.
[5] Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard, Légendes urbaines, op. cit., pp. 395-403.
[7] Voir Michel-Louis Rouquette, « Le syndrome de rumeur », Communications, n° 52, 1990, pp. 119-123. L’implication est le véritable moteur de la rumeur : c’est parce que des individus se sentent concernés par le contenu d’une rumeur qu’ils y adhèrent et la retransmettent. On peut dire, avec un brin d’humour, que la meilleure analyse sociologique du phénomène de la rumeur se trouve dans la célèbre chanson écrite par Jean Nohain en 1935 et chantée par Maurice Chevalier « Quand un vicomte rencontre un aut’ vicomte, qu’est-ce qu’ils s’racontent ? Des histoir’s de vicomtes… » ; ainsi en est-il également des gendarmes que charment les histoires de gendarmes et des bigotes qui chuchotent des histoires de bigotes ! Les histoires qui nous intéressent le plus sont celles qui, d’une manière ou d’une autre, parlent de nous, de nos préoccupations.
[8] Serge Moscovici, Psychologie des minorités actives, Paris, PUF, 1979.
[9] Raymond Boudon, L’Art de se persuader des idées douteuses, fragiles ou fausses, Paris, Éditions du Seuil, 1990.
[10] Voir par exemple « Trois légendes urbaines antiracistes » dans Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard, De source sûre. Nouvelles rumeurs d’aujourd’hui, Paris, Payot, 2005 (1re éd. 2002), pp. 162-176.
[11] Stith Thompson, Motif-Index of Folk-Literature, 6 vol., Bloomington (Indiana), Indiana University Press, 1989 (éd. orig. 1955-1958).
[12] Christiane Desroches Noblecourt, Le Fabuleux Héritage de l’Égypte, Paris, Éditions Pocket, 2006, pp. 98-103.
[13]Jan Harold Brunvand, Curses ! Broiled Again !The Hottest Urban Legends Going, New York, Norton, 1989, pp. 29-36.
[14] Cité dans l’article de Thérèse Hamel, « Les filtres gagnent la guerre des rayons », Marie-Claire, n° 490, juin 1993, pp. 188-192.
[15]Wolfgang Lederer, Gynophobia ou la peur des femmes, trad. de l’américain par M. Manin, Paris, Payot, 1970 (éd. originale 1968).
[16] Jan Harold Brunvand, Curses ! Broiled Again !, op. cit., p. 35.
[17] Claude Lévi-Strauss, Le Cru et le Cuit, Paris, Plon, 1964, etL’Origine des manières de table, Paris, Plon, 1968.
[18] Jean-Bruno Renard, « Les décalcomanies au LSD », Communications, n° 52, 1990, pp. 11-50.
[19] Jan Harold Brunvand, The Choking Doberman and Other « New » Urban Legends, New York, Norton, 1984, pp. 162-169
[20] Véronique Campion-Vincent, La Légende des vols d’organes, Paris, Les Belles Lettres, 1997.
[21] David Le Breton, La chair à vif. Usages médicaux et mondains du corps humain, Paris, Métailié, 1993.
[22] Paul Sébillot, « Superstitions iconographiques », Revue des Traditions Populaires, 1re année, n° 12, 25 décembre 1886, p. 350.
[23] Véronique Campion-Vincent et Jean-Bruno Renard, Légendes urbaines, op. cit., pp. 171-179.
Compte-rendu de la réunion du 25-4-2009
Excusés : A N – M B – F M – M B – J B – E N – M G- M B – J B
Présents : C P, M Gr, P A, P M, J B, J-L B, M G. Soit relativement peu d’habitués. Présence heureusement renforcée par celle d’A B (stagiaire des CEMÉA), accompagnée de ses amis J C et P R
I - Points divers :
1) La journée du lendemain à Saint Hippolyte du Fort, avec un « atelier zététique » annoncé. Renseignements pris auprès de la Librairie Scrupule à Montpellier, co-organisatrice, cet atelier devait être assuré par Richard Monvoisin, qui s’est décommandé in extremis en omettant de voir avec nous si quelqu'un pouvait prendre le relais –ce qui nous a un peu étonnés.
Aucune réponse de la Librairie Scrupule à mon 2e mail, qui évoquait l’éventualité que l’un d’entre nous, si dispo, présente la Zététique à Saint Hippolyte. De quoi douter de leur intérêt réel, mais si quelqu'un en a l’occasion, pourquoi ne pas passer leur poser la question ? L’adresse est :
2) Discussion également sur le lieu de la réunion je (J-Luc) fais l’hypothèse que ce lieu serait particulièrement adapté pour des raisons
-pratiques : accessibilité, parking gratuit, certitude d’avoir toujours une salle le samedi matin en toutes circonstances, avec quelqu'un qui ouvre (Jean-Luc de toute façon, mais en cas d’absence Dalila qui fait l’entretien et qui est là le samedi)
-plus « politiques » :
possibilité de s’ouvrir sur un public plus large, celui des stagiaires du centre de formation des CEMEA (ainsi que des militants et des salariés)
convergences de vues entre l’approche zététique et celle des CEMEA sur de nombreux points
Michel fait valoir deux considérations :
1)le regret de renoncer à la Maison pour Tous Voltaire, qui comprend bien des avantages par sa centralité géographique mais surtout par son statut de structure publique
2)l’intérêt de travailler avec les CEMÉA devrait être, au-delà d’une simple occupation de salles, celui d’un vrai partenariat, (ce qui semble tout à fait envisageable, J-L B)
Discussion remise à plus tard, prochaine réunion ou au plus tard Assemblée générale en juin.
3) Bibliographie diverses :
- J-Luc propose deux exemplaires du livre recommandé par le GEMMPI « les dessous du voile », que certains empruntent pour faire part de leur propre analyse, ainsi qu’un ouvrage pour l’instant non publié, car rédigé par un ami encore en poste d’Inspecteur d’Académie : « Lucy, Eve et Marianne ». Deux exemplaires imprimés artisanalement circulent, mais une version électronique est disponible, sous réserve de la confidentialité demandée par l’auteur. Philippe en recevra un exemplaire à sa demande.
II - Exposé de Michel Galtier.
Résumé très difficile à faire, entre autres raisons parce que l’exposé lui-même ainsi que les échanges ont plusieurs fois été entrecoupés de commentaires et d’explications complémentaires, notamment à destination de nos jeunes auditeurs.
Michel explique que l’idée de cette intervention lui est venue le jour où, étant à la recherche d’un livre sur le magnétisme à Sauramps, on l’en renvoyé sur le rayon « ésotérisme ». De là, il a comme nous tous eu envie de dénoncer l’utilisation abusive et abondante de termes pseudo-scientifiques (ondes, magnétisme, force) issus d’un domaine de compétences qui est le sien (la physique) et utilisés, comme on dit, « hors de leur domaine de validité », avec pour effet (peut-être même avec l’intention) d’abuser le lecteur ou l’auditeur (ou le client-patient) avec des approches pseudo-scientifiques ne reposant sur rien.
Après avoir rappelé en quoi consiste la physique (et/ou la mécanique) quantique, il s’appuie pour sa démonstration sur deux textes :
-un extrait d’un livre au titre évocateur : « Les énergies vibratoires et le mystère de la vie », du Dr Hervé Straub (Editions du Rocher) qu’il a eu soin de se procurer et de lire pour les besoins de la cause (cf ci-après ce texte, scanné et OCRisé par mes soins J-L B), pages 194-199
-des pages extraites du site « médecine quantique » dont voici l’adresse : http://www.mednat.fr/medecine-quantique
Plus qu’un compte-rendu bien ardu à rédiger, je vous surligne ci-après les passages de ces deux textes indiqués par Michel comme les plus représentatifs de ces techniques de mystification qui peuvent, selon les cas avoir recours aux techniques suivantes (à l’occasion en se combinant, d’ailleurs) :
-en partant de prémices scientifiquement exactes, extrapoler en utilisant de petits mots tout simples tels que « ainsi » ou encore « donc », ou toute autre expression indiquant une relation logique réputée démontrée, même si elle ne l’est pas, ou allant de soi alors que tel n’est pas le cas:
® Exemple : HEISENBERG, à la même époque, introduit le principe d’incertitude qui établit la non possibilité de déterminer en même temps la position de la particule et sa vitesse.
Дx Дp ≥ h/2π
Cette relation indique qu’il existe un horizon au niveau subatomique, une limite ou le réel se dérobe, devient flou. Elle sous tend, par ailleurs, que l’acte d’observation modifie le résultat. La réalité en soi n’est plus accessible !
-dans la poursuite de présentations exactes, introduire tout à coup une formulation totalement absconse mais d’apparence scientifique.
® Exemple : (…).
Quelques mots sur la fonction d’onde.Elle représente tous les états possibles d’une particule que l’on peut obtenir en pratiquant sur elle une mesure en accord, bien sur, avec l’équation de Schrödinger. Si nous effectuons cette mesure, l’équation cesse d’être valable et nous obtenons l’effondrement de la fonction d’onde pour aboutir à une solution unique sans avoir accès aux autres possibilités. Les différents états possibles de la particule, déterminées par l’équation de Schrödinger, se sont confondus en une réalité objective mais relative.
-invoquer purement et simplement une fausse vérité scientifique ne reposant sur aucun commencement de démonstration, mais ayant toutes les apparences d’une découverte majeure et validée.
® Exemple : « la fréquence de vibration de la Terre (la fréquence de Schumann), qui était jusqu'à présent de 7,83 Hz, mais qui, selon mesures récentes, est passée à 8,6 Hz et continue son augmentation ». Pour rire franchement et à bon compte, tapez « fréquence de Schumann » sur Google, ou allez directement sur le site (ça ne s’invente pas) : http://www.onnouscachetout.com/themes/avenir/pointzero.php
® Exemple : (technique 1 + 2 + 3)
En mesurant le nombre de quanta par unité de temps, on constate une répétition de 37 photons toutes les 500 ms. Cette constance de l’intensité fait penser à une émission de type laser mais un laser ou la différence de phase est si faible, qu’il atteint un niveau inégalé quant au degré de cohérence (le laser est une lumière cohérente c'est-à-dire une lumière constituée de paquets d’onde en phase).
Cette lumière biologique, ces bio-photons ont donc certainement un rôle clé dans le fonctionnement des mécanismes du vivant.
® Exemple : Les travaux de ces auteurs donnent une base scientifique à la doctrine fondamentale de l'homéopathie. Celle-ci soutient, et la pratique quotidienne ne cesse de le démontrer, que les médicaments ne contenant aucune molécule peuvent manifester une activité sur un organisme sain par le seul pouvoir d'un procédé de préparation consistant en des dilutions et des succussions successives. ® Exemple : Les organismes sont donc capables d’émettre des corpuscules de lumière mais peuvent également les emmagasiner. La qualité du résonateur, c'est-à-dire la capacité d’un système à absorber une onde électromagnétique et à l’émettre de nouveau est primordiale pour assurer le bon fonctionnement des mécanismes. A un temps de réémission long correspond une
qualité du résonateur élevée. La conclusion de différentes expériences effectuées en laboratoire montre que l’ADN fait ce travail d’accumulation.
Les résonateurs conçus aujourd’hui, en utilisant la supraconductivité, n’arrive qu’à un ordre de grandeur de l’ordre de 10 puissance 8 alors que l’on obtient avec l’ADN un ordre de grandeur de 10 puissance 18 ( 10 milliards de fois supérieur).
Au passage, nous avons été amenés à préciser
-ce qu’est la mémoire de l’eau
-ce qu’une une revue à Comité de lecture
-comment il faut aborder la problématique des OGM ou des « ondes électromagnétiques »
-etc.
-citer des noms prestigieux en oubliant de préciser que qu’ils n’ont jamais rien publié sur le sujet en question et que leur domaine de compétence est tout autre
® Exemple : Herbert FROHLICH qui fut professeur au Département de Physique Théorique à l’université de Liverpool conçoit la possibilité d’un langage intercellulaire et interorganique utilisant des champs d’ondes cohérentes (aucune publication connue sur ce point). A coté de ses travaux menés en physique théorique sur la supraconductivité (exact sur ce point), il s’intéresse aux implications de ses recherches en biologie et énonce plusieurs hypothèses vérifiées à ce jour (aucune trace de ces hypothèses « vérifiées »).
Ce sera tout pour aujourd’hui
Ci-joint les textes sur lesquels s’est appuyé Michel pour son exposé.
Notes de J-Luc Bernet
Médecine quantique (Fondements)
Médecine quantique Paris / Médecine quantique Annecy
Les précurseurs de la nouvelle physique …
Au début du siècle, PLANCK, afin de résoudre un problème de physique de longue date « le rayonnement du corps noir », introduit une constante universelle qu’il nomme « h » . Cet élément de discontinuité pose les fondements de la physique quantique. Cette constante a la dimension d’une action, Planck lui donne le nom de quantum élémentaire d’action. Par la suite, elle deviendra la constante de Planck (h=6,62 10exp-34).
BALMER, de son coté, élabore une formule mathématique décrivant les raies spectrales de l’atome d’hydrogène.
RUTHERFORD élabore le premier modèle atomique « le modèle planétaire » qui satisfait notre sens commun mais qui présente de nombreuses anomalies. En effet, une charge électrique en mouvement autour d’un noyau doit émettre un rayonnement, perdre de l’énergie et finir théoriquement par s’écraser sur ce dernier. Or, de toute évidence, ce n’est pas le cas, ce qui fait dire à NICHOLSON que l’action exercée sur l’électron, pour que celui-ci fasse une rotation complète sur son orbite, doit être égal à un nombre entier de quanta. Il pose l’équation suivante : 2 πr mv = kh (k entier et non nul), ce qui revient à quantifier le moment angulaire de l’électron. Il ne peut plus de ce fait chuter sur le noyau, il existe un état fondamental de l’atome correspondant à un état de moindre énergie. Cette notion sera plus explicitement développée par BOHR.
BOHR s’inspire des travaux de BALMER, de NICHOLSON et des considérations de POINCARE pour élaborer un modèle atomique bien plus pertinent que celui de RUTHERFORD.Il se rend compte que pour comprendre l’action, il faut comprendre la formule de Balmer. Il s’aperçoit qu’en multipliant par « h » les deux membres de la formule de Balmer, il obtient l’énergie du couple électon-noyau. Après cette avancée majeure, SOMMERFELD introduit les quatre nombres quantiques n,l,m et s (le nombre de spin). Il est alors possible de décrire très précisément les différentes couches et sous couches électroniques.
De la mécanique ondulatoire de Louis De Broglie à la physique quantique
DE BROGLIE, en 1923, fait une hypothèse intéressante, il suggère que l’électron est lié à une onde qui lui est propre. Ce couple indissociable permet d’expliquer la stabilité de l’atome mais surtout met l’accent sur la notion de dualité onde-particule.
HEISENBERG, à la même époque, introduit le principe d’incertitude qui établit la non possibilité de déterminer en même temps la position de la particule et sa vitesse. Дx Дp ≥ h/2π Cette relation indique qu’il existe un horizon au niveau subatomique, une limite ou le réel se dérobe, devient flou. Elle sous tend, par ailleurs, que l’acte d’observation modifie le résultat. La réalité en soi n’est plus accessible !
En 1925, Erwin SCHRÖDINGER est informé des avancées de DE BROGLIE et de HEISENBERG. Il met au point un formalisme mathématique et une équation qui va révolutionner la physique. L’équation de Schrödinger résume toute la connaissance accumulée sur l’atome. La physique quantique est née ! Pour DE BROGLIE, la phase de l’onde constituait un élément majeur, pour SCHRÖDINGER, il s’agit de l’amplitude. Les conditions aux limites de l’équation de SCHRÖDINGER, en particulier lorsque l’amplitude s’annule, introduit la quantification. Cette équation correspond à l’action de l’opérateur hamiltonien sur la fameuse fonction d’onde. L’équation la plus générale est la suivante : iћ dΨ(t)/dt =ĤΨ(t) Quelques mots sur la fonction d’onde :
Elle représente tous les états possibles d’une particule que l’on peut obtenir en pratiquant sur elle une mesure en accord, bien sur, avec l’équation de Schrödinger. Si nous effectuons cette mesure, l’équation cesse d’être valable et nous obtenons l’effondrement de la fonction d’onde pour aboutir à une solution unique sans avoir accès aux autres possibilités. Les différents états possibles de la particule, déterminées par l’équation de Schrödinger, se sont confondus en une réalité objective mais relative. Nous n’avons pas accès à la nature intrinsèque de la particule. La mesure influence le résultat. On rejoint ici les conséquences du principe d’incertitude déjà évoquées précédemment : L’expérimentateur ne peut plus être dissocié de l’expérience. Il modifie les événements ! Il n’est désormais plus possible de parler de reproductibilité au sens strict.
Le modèle standart :
En physique classique, un champ est engendré par une particule chargée et agit à distance sur une autre particule de même charge ou de charge opposée. En physique quantique, cette conception n’est plus valable. Pour qu’il y ait interaction, il faut un échange entre les deux particules d’un quantum de champs c'est-à-dire d’une troisième particule représentative de ce quantum de champs. On parle de particule d’interaction ou encore de médiateur de force. A partir de cette conception, s’est développé le modèle dit standart qui décrit 4 particules fondamentales et 4 particules d’interaction à l’origine des quatre forces existantes.
Particule
Masse
électron
0,0005
neutrino
10 exp -8
quark u
0,005
quark d
0,008
Force
Particule d'intéraction
Masse
électromagnétique
photon
0
nucléaire forte
gluon
0
nucléaire faible
bosons faibles
87
gravitationnelle
graviton
0
Vers l'unification...
Il n’est pas possible aujourd’hui, mais cela dépasse le cadre de l’exposé, de réaliser l’unification des quatre forces. En effet, la physique quantique est incompatible avec les principes de la relativité. Pour cette raison, deux autres théories se développent « la théorie des cordes » et « la gravitation quantique ». Chaque théorie a ses points forts et ses points faibles mais pour l’instant aucune d’entre elles n’est confirmée par l’expérience. L’avenir dira ce qu’il en est vraiment…
De la physique quantique à la médecine quantique
On peut définir la médecine quantique comme une médecine holistique centrée sur la compréhension des différents mécanismes biophysiques régissant la vie et plus particulièrement sur l’action des ondes électromagnétiques.
En effet, la seule force qui peut éventuellement avoir une action sur le contrôle des processus biochimiques est la force électromagnétique dont la particule d’interaction est le photon. La force nucléaire faible explique les processus radioactifs. La force nucléaire forte assure la structure du noyau atomique alors que la force gravitationnelle intéresse la mécanique céleste. On peut également parler de médecine informative ou de médecine énergétique. L’expression la plus appropriée semble être, pour ma part, celle de médecine informative car transparaît à travers ce terme la notion de messages de régulation véhiculés à travers tout l‘organisme par des ondes électromagnétiques s’étalonnant sur tout le spectre de fréquence.
Georges LAKHOVSKY, ingénieur et physicien, dans les années 20, publie deux livres « L’Origine de la vie » et « Le secret de la vie », où il explique que les cellules sont formées d’une multitude de circuits oscillants capables de recevoir mais aussi d’émettre des signaux électromagnétiques. Ses considérations sont issues de fait empiriques car, il fut à l’origine d’un système « l’oscillateur à ondes multiples » dont les résultats thérapeutiques, expérimentés dans de nombreux hôpitaux universitaires, sont consignés dans un autre ouvrage clé « L’Oscillation cellulaire ».
Herbert FROHLICH qui fut professeur au Département de Physique Théorique à l’université de Liverpool conçoit la possibilité d’un langage intercellulaire et interorganique utilisant des champs d’ondes cohérentes. A coté de ses travaux menés en physique théorique sur la supraconductivité, il s’intéresse aux implications de ses recherches en biologie et énonce plusieurs hypothèses vérifiées à ce jour. C.W. SMITH et F.A. POPP se sont servis de cette hypothèse pour développer leurs propres travaux et établir des résultats expérimentaux confortant cette idée.
C.W. SMITH, professeur au département de Technologies électriques et électroniques à l’université de Salford (Grande Bretagne), montre qu’il est possible de déclencher une crise aigue sur commande en exposant un allergique à une certaine longueur d’onde modulée qu’il suffit de déterminer avec un générateur de fréquence. Ce fait capitale, montre qu’un signal électromagnétique peut simuler l’allergène. D’autres chercheurs, comme le Docteur Benvéniste en France, montrent que ces signaux peuvent non seulement « leurrer » l’organisme, mais aussi être mémorisés sur un support comme l’eau (principe de l’homéopathie) ou digitalisés sur un support informatique (concept de biologie numérique). N.B. Un signal numérique n’est pas reconnu par l’organisme, il faut donc le retransformer en signal analogique.
Fritz Albert POPP, dans les années 80, fait une communication importante. Les cellules émettent de la lumière ! Certes, le rayonnement est très faible mais il est le reflet d’événements de la plus grande importance biologique du fait de la particularité de l’émission. Cette lumière est mesurable grâce au photomultiplicateur, appareillage spécialement construit pour accéder à des intensités lumineuses très basses. En mesurant le nombre de quanta par unité de temps, on constate une répétition de 37 photons toutes les 500 ms. Cette constance de l’intensité fait penser à une émission de type laser mais un laser ou la différence de phase est si faible, qu’il atteint un niveau inégalé quant au degré de cohérence (le laser est une lumière cohérente c'est-à-dire une lumière constituée de paquets d’onde en phase). Cette lumière biologique, ces bio-photons ont donc certainement un rôle clé dans le fonctionnement des mécanismes du vivant. A noter que ces bio-photons ne se limitent pas à la gamme visible mais à l’ensemble du spectre électromagnétique. Les organismes sont donc capables d’émettre des corpuscules de lumière mais peuvent également les emmagasiner. La qualité du résonateur, c'est-à-dire la capacité d’un système à absorber une onde électromagnétique et à l’émettre de nouveau est primordiale pour assurer le bon fonctionnement des mécanismes. A un temps de réémission long correspond une qualité du résonateur élevée. La conclusion de différentes expériences effectuées en laboratoire montre que l’ADN fait ce travail d’accumulation. Les résonateurs conçus aujourd’hui, en utilisant la supraconductivité, n’arrive qu’à un ordre de grandeur de l’ordre de 10 puissance 8 alors que l’on obtient avec l’ADN un ordre de grandeur de 10 puissance 18 ( 10 milliards de fois supérieur).
De cette constatation, il résulte qu’il faut s’appuyer sur des systèmes de détection biologique pour l’analyse et le traitement des distorsions oscillatoires et en ce qui nous concerne, le système biologique, c’est nous-même ! Les systèmes de biorésonance élaborés par les ingénieurs ne jouent donc qu’un rôle de médiation (certes indispensable) entre le patient et le thérapeute. Les réglages recherchés pour traiter une pathologie fonctionnelle donnée ne sont valables que pour le patient traité et pas un autre. Chaque individu est unique et réagit d’une façon qui lui est propre, il n’est donc pas possible d’établir de protocoles. Il s’agit de traitements personnalisés. Les appareils de biorésonnance apportent la « petite étincelle » permettant éventuellement de faire réagir l’individu par rapport à un problème donné. Autre chose, il faut considérer que les systèmes biologiques sont dans un état d’équilibre instable et qu’ils sont en perpétuelle évolution. La mesure n’a donc de sens que dans l’instant.
Ilya PRIGOGINE reçoit, en 1977, le prix Nobel de Chimie pour ses travaux effectués sur les structures dissipatives. Il montre qu’un apport d’énergie permet à certains systèmes de se structurer, de devenir cohérent, de progresser vers un état plus ordonné. En thermodynamique, on parle de néguentropie. Cette notion de structures dissipatives peut se généraliser dans le domaine de la biologie. Une onde électromagnétique mais aussi une onde sonore peut transporter de l’information. C’est la modulation en fréquence ou en amplitude de l’onde porteuse qui permet de véhiculer des signaux cohérents (riche en informations) et engendrer des structures organisées sous certaines conditions. Il faut pour ce faire que le système soit ouvert et en dehors de tout équilibre.
Voici quelques exemples : L’expérience est réalisée en reliant une plaque métallique à un générateur de fréquences sonores. Un sable très fin est disposé sur le dessus. Le générateur est mis en fonction. On constate que pour certaines fréquences bien précises, des structures géométriques apparaissent.
Figure d'interférence induit par une fréquence basse (premier motif)
Figure d'interférence induit par une fréquence plus élevée (second motif)
Fréquence encore plus élevée (troisième motif)
La structuration de ces motifs d’interférences se fait spontanément pour des longueurs d'ondes précises (fréquences de résonances). Il n'y a pas de transition structurée entre deux figures d'interférence qui se suivent. Ces clichés sont issus d'une vidéo passionnante "Résonance et création" d'Alexander Lauterwasser que vous pouvez vous procurer sur le site suivant: www.alternature.com Nous avons le même type de résultats en utilisant des ondes électromagnétiques mais les protocoles expérimentaux sont lourds (utilisation de l’eau comme support et analyse au niveau moléculaire), les effets ne peuvent pas être visualisés distinctement de cette manière.
Nous pouvons comprendre maintenant l’importance d’un rayonnement électromagnétique porteur d’informations ou d’une onde sonore sur le maintien de la cohérence des systèmes biologiques. Le métabolisme n'est pas simplement le résultat d'une suite de réactions chimiques ordonnée dans l'espace et dans le temps mais également le fruit de contraintes et de contrôles électromagnétiques fins.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur d'autres chercheurs ayant apportés leur contribution dans le développement de la médecine quantique aussi bien au niveau théorique que pratique d’ailleurs (élaboration de systèmes de diagnostiques énergétiques et de traitement). Je vous renvoie en bas de page pour plus d’informations.
Rentrons maintenant dans la théorie des circuits oscillants :
Le circuit oscillant est formé d’un condensateur, d’une bobine de self-induction et de fils conducteurs (faisant office de résistance interne). Lorsque ce dernier est mis sous tension, un courant électrique alternatif prend naissance avec une fréquence propre bien définie : ν (Hz)= 1/2π√L.C Le circuit engendre de ce fait un champ électromagnétique de même fréquence. Si nous mettons maintenant en présence un autre circuit oscillant non relié à une source de courant et que ce dispositif présente les mêmes caractéristiques c'est-à-dire possède la même fréquence propre que le premier circuit, alors, il va rentrer en résonance avec l’onde correspondante. Il résonne également avec les ondes de fréquences voisines avec une intensité moindre bien entendue. C’est le principe de fonctionnement de la radio-diffusion. Quand nous cherchons la fréquence d’une station sur notre poste de radio, nous accordons, en tournant le bouton, le circuit oscillant du récepteur sur le circuit oscillant de l’émetteur. Nous avons vu précédemment que la cohérence des systèmes biologiques est très élevée. Cela signifie qu’il n’y a pas de possibilité d’interférence avec d’éventuelles ondes voisines sauf si le circuit oscillant en question présente quelques anomalies dues à un encrassage cellulaire provoqué par des métaux lourds par exemple ou encore un parasitage du à des ondes électromagnétiques artificielles, elles-mêmes cohérentes. Bien entendu les circuits oscillants des cellules ne sont pas fait de fils, de bobines et de condensateurs mais d’éléments structuraux comme l’ADN, les membranes cellulaires ou encore certains organites spécifiques. Les structures moléculaires peuvent également être des résonateurs. Les intensités relatifs aux phénomènes de résonances électromagnétiques peuvent être très faibles surtout si la différence de phase tend vers zéro (ce qui est le cas pour les systèmes biologiques). Les cellules peuvent alors discerner, saisir un signal noyé dans le bruit de fond électromagnétique ambiant. Une autre notion est à rappeler : celle du signal. Il s’agit d’un message qui correspond à la modulation de l’onde porteuse (modulation en fréquence ou en amplitude). Les cellules y sont sensibles si celui-ci est pertinent pour leur bon fonctionnement biochimique. Dans le cas contraire, il n’est pas traité. L’argument qui veut que les systèmes de bio-résonnances n’émettent en sortie qu’un bruit de fond et ne sont pas aptes à corriger les perturbations oscillatoires de l’individu n’est donc pas valable. Le signal correcteur est noyé dans un océan de signaux d’une puissance bien supérieure (donc non détectable par la technologie) et pourtant la cellule c'est-à-dire notre corps peut faire la différence sans aucun problème. La cellule fait une discrimination très fine entre les signaux qui lui sont nécessaires ou non.
Les différentes applications :
La médecine quantique ou médecine informative utilise une technologie basée sur des concepts biophysiques nouveaux développés surtout en Allemagne et en Russie. Elle se généralise à travers le monde du fait qu’elle traite avec succès de nombreuses pathologies fonctionnelles d’une manière relativement simple et peu coûteuse pour nos sociétés. Cette technologie utilise les propriétés thérapeutiques des bio-photons. Les soins utilisent de nombreux systèmes issus de la biophysique quantique (se rendre sur les sites Internet des différentes firmes en bas de page : la liste n’est pas exhaustives !) mais il faut distinguer la biorésonance endogène (en particulier la morathérapie), qui traite les propres oscillations électromagnétiques du patient, de la biorésonance exogène (mil thérapie, système scénar, champs magnétiques pulsés, générateurs d'ondes électromagnétiques de diverses natures…) qui fournit à l’organisme des informations correctrices produites par des générateurs. L’ effet Kirlian selon la méthode Korotkov peut être confronter au bilan systémique de la mora thérapie. Ces deux méthodes se complètent parfaitement pour affiner le diagnostique de terrain et optimiser le traitement.
Nous pouvons dire en conclusion que la biophysique régit la biochimie !
L’avenir :
Le perfectionnement de l’électronique et l’évolution de l’informatique nous donneront dans le futur, sans aucun doute, des appareils de plus en plus performants aussi bien dans le traitement que dans l’analyse des dysfonctions fines de notre corps. Mais un autre domaine passionnant est à explorer, celui de l’effet placebo ! En effet, généralement considéré comme « dénué d'intérêt », cet effet est d’une formidable puissance puisqu’il peut aboutir à des guérisons spontanées. Nous avons très certainement affaire à un mécanisme d’auto-régulation initié par toutes les cellules de notre corps. La maîtrise de cet effet placebo est à mon sens le but ultime à atteindre. La guérison par notre propre conscience sans artifice !
Ouvrages:
L’origine de la vie / Georges Lakhovsky / Gauthier-Villars Editeurs (épuisé)
L’oscillation cellulaire / Georges Lakhovsky / Doin Editeur (épuisé)
Méthode de diagnostic et de thérapie dans le domaine de la bioénergie ulrafine / Hans Brügemann / Marco Pietteur Editeur / Résurgence (épuisé)
Le système MORA ou le rationnel en médecine énergétique / Jean Marie Danze / Marco Pietteur Editeur / Collection Résurgence
L’homme électromagnétique / Cyril W. Smith et Simon Best / Marco Pietteur Editeur / Collection Résurgence
La biologie de la lumière / Docteur Fritz-Albert Popp / Marco Pietteur Editeur / Collection Résurgence
Biologie, Médecine et Physique Quantique / R.Cannenpasse-Riffard / Marco Pietteur Editeur / Collection Résurgence
Physique de la Matière / R.Cannenpasse-Riffard / Marco Pietteur Editeur / Collection Résurgence
Entre le temps et l’éternité / Prigogine et Stengers / Flammarion / Champs
La fin des certitudes / Prigogine / Odile Jacob / Poches
Les lois du Chaos / Prigogine / Flammarion / Champs
L’univers élégant / Brian Greene / Robert Laffont
Les messages cachées de l’eau / Masaru Emoto / Guy Trédaniel Editeur
Extrait du livre de Hervé Straub « Les énergies vibratoires et le mystère de la vie ». Editions du Rocher 2004 – Pages 194 à 199
La silice ou oxyde de silicium, SiO2, est le constituant principal du quartz, qui appartient à la famille des semi-conducteurs employés en électronique. Sa présence dans les organismes vivants leur permettrait de mettre en phase avec, en particulier, la fréquence de vibration de la Terre (la fréquence de Schumann), qui était jusqu'à présent de 7,83 Hz, mais qui, selon mesures récentes, est passée à 8,6 Hz et continue son augmentation. La Terre, qui est un être vivant, modifie sa fréquence vibratoire pour des raisons que la scienceofficielle ne peut pas encore expliquer. Mais cela permet aussi aux structures vivantes de s'harmoniser avec les énergies cosmiques, de participer à la grande symphonie de l'univers. Ainsi de l'être humain s’élève-t-il un véritable chant de fréquences.
Malheureusement, l'eau pure, à l'état naturel, ne se trouve plus que dans des lieux privilégiés, très loin des grandes agglomérations et de leurs industries. Le moyen d'en obtenir est de la créer soi-même à l'aide de dispositifs spéciaux comme les appareils à osmose Ce type d'appareils, initialement utilisés pour les vols spatiaux, se trouve actuellement dans le commerce et procure une eau dépourvue de la quasi-totalité des micro-organismes et des minéraux. L'ingestion quotidienne d'eau fiée va pousser notre organisme à éliminer, réellement cette fois, toutes les toxines accumulées par notre mode de vie agité et notre alimentation déséquilibrée et souvent incohérente. Cette eau, débarrassée de ses impuretés, pourra de nouveau jouer son rôle d'accumulateur des énergies vitales et de vecteur des informations toutes les cellules de l'organisme. L'eau pure participe activement aux processus anentropiques des structures vivantes, ralentissant ainsi les phénomènes de dégénérescence aboutissant à la mort organique.
Les rôles de l'eau pure que nous venons d'évoquer découlent de l'une de ses propriétés fondamentales, à savoir le diamagnétisme. Le diamagnétisme, apanage également de la plupart des molécules organiques, est la capacité d'une substance à ne pas présenter d'aimantation lorsqu’elle est soumise à un champ magnétique. En effet, en l'absence de champ magnétique, les atomes d’une substance diamagnétique n'ont pas de moment magnétique propre[1]. Mais l'action d'un champ magnétique sur cette substance fait apparaître, pour chacun de ses électrons, un moment magnétique de sens contraire à celui-ci. Il en résulte pour les atomes ou les molécules de la substance, un moment magnétique total également de sens contraire au champ magnétique inducteur. Un corps diamagnétique s'aimante en sens inverse au champ inducteur, alors qu'un corps paramagnétique s'aimante dans le sens du champ inducteur et présente te une aimantation.
Une nouvelle fois la propriété diamagnétique de l'eau pure nous propulse dans la réalité quantique, reléguant les prétendus avantages des eaux minéralisées dans le matériel des illusions que les sages hindous appellent « Maya ». La véritable réalité de toutes nos illusions se situe dans un univers subtil que nos sens grossiers sont bien incapables de percevoir.
Quelques propriétés insolites de l'eau
De cet univers subtil, l'eau nous entrouvre d'autres portes en nous dévoilant quelques-unes de ses propriétés, souvent difficiles à accepter pour un esprit rationaliste. Au même titre que la dimension de notre champ de conscience est fonction de notre degré d'évolution, analogiquement « l'eau va adapter ses propriétés physiques, chimiques et cosmiques à chaque niveau de conscience et d'évolution de la matière inerte et vivante», comme le souligne Jacques Collin dans son ouvrage L’eau, le miracle oublié. L'eau nous donne proportionnellement à la qualité que nous lui reconnaissons. Elle est la messagère de la vie et la contient en même temps. Cette qualité, l'eau pure la doit notamment à sa capacité à mémoriser les informations, à les véhiculer et enfin à les restituer, contribuant au maintien de l'intégrité de vivant.
La « mémoire de l'eau », mise en évidence par Jacques Benveniste vers 1984, continue à agiter violemment le bassin fermé du monde scientifique conventionnel, inféodé à un certain système. Benveniste avait observé qu'une préparation, dans laquelle des molécules actives sont diluées de façon qu'elles ne soient plus présentes physiquement, conserve un effet biologique. En effet, une solution hautement diluée d'un produit ou remède déclenche une réaction comme si les initiales du produit étaient encore présentes dans l’eau. L'expérience princeps avait été publiée en 1988 revue Nature sous le titre «Dégranulation des basophiles humains induite par de très hautes dilutions d’un anti-sérum anti-IGE ».
Les conclusions de cette expérience, et de celles ont suivi, déchaîneront une intense polémique, en dépit de la confirmation de celles-ci par trois laboratoires indépendants.
La théorie de la mémoire de l'eau repose sur deux principes : l'eau est capable de véhiculer une information moléculaire constituant un message biologique; ces informations, à l'instar du son ou d'une vibration, peuvent être transmises et amplifiées.
Des travaux de recherche ont été menés dans ce sens à l’Université Pierre-et-Marie-Curie de Paris, ainsi qu’au Centre de biophysique du CNRS de Clermont-Ferrand :
Pour comprendre le mécanisme de mémorisation de l’eau, il faut se rappeler que les molécules d'eau, en raison de leurs liaisons hydrogène, se regroupent continuellement sous forme de polymères déformables. Cette structuration permet à l'eau d'être un bon solvant pour beaucoup de molécules que l'on appelle alors solutés. Les molécules d'eau polymérisées construisent autour du soluté un grand nombre de combinaisons, constituantautant de codes spécifiques assimilables à des sortes de moules. La molécule de soluté agira sur les molécules d'eau disposées autour d'elle jusqu'à une certaine distance en constituant un ensemble homogène porteur d'une information. Au-delà de cette zone, les autres molécules aqueuses restent normalement structurées.
Si l'on poursuit la dilution de la solution plus loin que le nombre d’Avogadro[2] en y ajoutant des dynamisations[3]successives, les caractéristiques informatives de l’ensemble précédent se propageront au reste du volume d’eau non encore concerné. En définitive, il ne restera que des enveloppes, desquelles le soluté aura complètement disparu. Et ce sont ces enveloppes qui constituent le support de la mémoire du soluté. Selon Popp et Morell, les caractéristiques informatives du soluté « sont transmises sous forme de couplage électro-magnétique ». Par ailleurs, l'expérience montre que cette information peut être transférée par un simple rayonnement lumineux en éclairant un récipient en verre contenant de l'eau «informée» et en plaçant derrière un autre récipient avec de l'eau ordinaire que l’on agite. Ainsi, un rayonnement électromagnétique (le rayon lumineux) a transporté un autre rayonnement électromagnétique (l'information mémorisée par l'eau) sur un support vierge.
Concomitamment, Roland Conte, économiste et mathématicien, Henri Berliocchi, mathématicien, Yves Lasne, docteur en sciences et en médecine, et Gabriel Vernot, ingénieur des Arts et Métiers, ont poursuivi des recherches dans un domaine analogue et ont établi, à la suite de nombreuses expériences reproductibles, une « Théorie des hautes dilutions », résumée dans un ouvrage publié en 1996. Les travaux de ces auteurs donnent une base scientifique à la doctrine fondamentale de l'homéopathie. Celle-ci soutient, et la pratique quotidienne ne cesse de le démontrer, que les médicaments ne contenant aucune molécule peuvent manifester une activité sur un organisme sain par le seul pouvoir d'un procédé de préparation consistant en des dilutions et des succussions successives. Normalement, plus aucune molécule n'est retrouvée à partir et au-delà d'une dilution-dynamisation en 12CH (ou 12e centésimale hahnemanienne, définition reprise dans le prochain chapitre). Cette situation est atteinte lorsqu'une molécule-gramme (une molécule-gramme contient 6,023 X 1023 molécules) est diluée au moins 12 fois au 1/100e. Or, la théorie quantique des champs admet, dans ce cas, une répartition non homogène de la masse du médicament dilué qui n'existe plus dans le cône du futur diagramme d'espace-temps classique. Ainsi, dans le cône du futur, la particule matérielle a disparu, à sa place ce que les auteurs de la théorie appellent un « trou blanc ». Ce « trou blanc » s'accompagne de l’apparition d'un champ physique, de même unité que le champ électromagnétique, dénommé «onde permanente». Selon les mêmes auteurs, la dématérialisation, c'est-à-dire l'apparition des « trous blancs », va entraîner une irradiation de l'eau sous l'effet du champ de type neutronique créé par l'onde rémanente. En définitive, il semble bien que l'onde rémanente du médicament, dématérialisé à la faveur des hautes dilutions-dynamisations avec l'eau comme solvant, soit le support de l’information thérapeutique.
D’autres travaux, venant confirmer les étonnantes propriétés de l'eau et sa capacité à enregistrer les informations du milieu ambiant, ont été menés par un Japonais, Masaru Emoto. Sa technique consiste à congeler l’eau et à photographier ses cristaux. Ils traduisent non seulement le degré de pureté d'une eau mais réagissent aussi spécifiquement au genre de musique que l'eau a « entendu » lorsqu'on place un flacon de ce liquide entre deux haut-parleurs. Les cristaux obtenus avec une musique de Mozart, Beethoven ou Bach sont d'une grande beauté, alors qu'avec une « musique » moderne « hard », une structure amorphe, dénuée de toute esthétique, apparaît. On peut imaginer les dégâts faits par une mauvaise musique sur l'organisme vivant quand on sait que celui-ci comporte 60 % d'eau! M. Emoto a également constaté l'influence que peuvent avoir sur l'eau les mots, les sentiments et même les pensées: des paroles mal intentionnées provoquent une cristallisation …
[1] Le moment magnétique d'un aimant est le produit de la distance de ses pôles par la masse magnétique de son pôle nord.
[2] Le nombre d'Avogadro est le nombre de molécules réelles existant dans la molécule-gramme d'une espèce chimique.
[3] La dynamisation d'une substance consiste à l'agiter d'une certaine façon selon un rythme et une durée déterminés.
Compte-rendu de la réunion du 16-05-09
Présents :
ZA – MG – MG – CP – J-LB - JF- JB – MB– AB – ON- EN – MB- A et O L
Excusés (explicitement):
Thème du jour : les mythes de la lune, par Agnès Lenoire
Voir simplement le document Powerpoint ci-joint ou la version papier RTF pour ceux qui ne reçoivent pas ce courrier sous sa forme électronique.
Date de création : 13/06/2009 @ 11:59
Dernière modification : 22/06/2009 @ 16:41
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